Aujourd’hui, c’est charcuterie.

Il y a des rendez-vous dont tu te passerais bien. Ceux où ton cœur pense lâcher avant l’arrivée sur le lieu de tous tes effrois. Ceux qui te font dégouliner des mains sur le volant en skaï. Ceux qui te feraient faire le moonwalk à l’aise et qui du coup ne te feraient jamais arriver à destination (ben oui, en reculant, t’avances moins bien).

Quelques jours auparavant…
La consultation avec mon médecin traitant se passe plutôt bien. Je me permets même de faire la fille qui a beaucoup d’humour. Mon médecin est très sympa, mais au premier abord, il peut avoir l’air d’avoir assisté à l’enterrement de sa mère. Donc c’est toujours mon petit défi de le voir avec le smile. Il est tellement plus cool comme ça. Bref, tout était ok jusqu’au moment fatidique où il me fait une ordonnance pour un check-up avec prise de sang. Patatra. L’oraison funèbre. Je me décompose, appelez-moi Jack. 

J’essaie de sortir la tête haute, avec mon papelard, mais la goutte de sueur sur ma tempe me trahit. Une prise de sang quoi, horreur malheur ! Ciel, mon bras ! Adieu, ce fut un plaisir de vous rencontrer.

Je vous jure que je n’exagère (presque) pas.

Pourquoi ?

Parce qu’on trouve mes veines une fois sur cent, ça fait donc peu de chance pour que je m’en sorte vite et bien. Statistiquement, je suis FOUTUE !

Quelques jours plus tard…
Je passe la porte du laboratoire d’analyses médicales, j’ai l’impression de passer de l’autre côté, je vais trépasser, d’ailleurs je vois la lumière (normal me direz-vous, en réalité les employés bossent rarement dans le black-out total…). J’avance vers le comptoir, je tends le papelard, la main parkinsonienne, et je souris jaune. Je passe en salle d’attente, je frétille sur ma chaise comme un têtard en passe de se faire avaler par une carpe. Et bam, on m’appelle. Adios amigos.

Ça n’a pas loupé. Elle n’a pas trouvé mes veines, elle a essayé à droite, à gauche. Pendant qu’elle me tâtait les bras pendant de longues minutes, j’ai failli tourner de l’œil. S’en était trop ! Trop de stress, d’angoisse, de tout. Et à jeun aussi, ça joue. Jambes en l’air, un verre d’eau et un coup de frais plus tard, j’étais de nouveau prête à me faire charcuter. Finalement on a pris ce que l’on pouvait dans l’intérieur du poignet… Oui, le poignet ! Là où les plus désespérés mettent fin à leurs jours. C’était donc la fin. Terminus, tout le monde se casse.
Je ne suis pas douillette pourtant, je t’assure, mais là vraiment, je n’ai pas fait la maligne. J’ai déjà eu le coup sur le dessus de la main, dans le pied (c’était bien sympa aussi), et là, nouveauté 2016, le poignet. L’éclate totale. J’ai failli danser la macarena tellement j’étais en joie.

La pauvre infirmière était bien désolée pour moi, à la fin, elle m’a même filé un chocolat chaud et une madeleine pour me consoler. Ça m’a refilé la banane et zou, je me suis sauvée. Merci M’dame, à jamais !

Je suis pourtant tatouée toussa, mais alors les prises de sang, ça me met dans un état psychologique pas possible. C’est presque une honte. Mais je me confesse aujourd’hui alors j’espère qu’on m’accueillera au paradis après ça.

Et toi, tu crains les prises de sang ? T’es plutôt super héros ou super zéro ?

 

* Je dois t’avouer que mon cas s’est aggravé depuis un certain 15 janvier. J’ai eu ma dose, une sacrée même, de quoi abattre un poney. Alors forcément après tout ça, j’ai développé une sorte de phobie de l’aiguille. Il ne faut pas m’en vouloir, mis à part ça, je suis tout à fait acceptable psychologiquement parlant (enfin je crois).

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Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog lifestyle, où l'on parle de tout donc, mais avec sincérité.

2 réflexions sur « Aujourd’hui, c’est charcuterie. »

  1. Pour moi la prise de sang (ou PdS dan le jargon de mon futur métier) c’est ma came !

    J’avoue que quand c’est moi qui tiens l’aiguille et que la personne que je dois « piquer » est pauvre capitalement veineux parlant, qu’elle flippe sa race, voire qu’elle geint, ça me met très très mal à l’aise… et je sors de ce combat dans un état lamentable : je courrais le marathon que ma blouse (sous laquelle je ne suis pas nue ! hooooo on se calme !) n’en serait pas moins trempée !!! le tout en ayant l’air hyper décontractée et totalement sûre de moi… ce qui reste assez compliqué quand sur mon badge il y a écrit « Etudiante Infirmière » ! Etrangement les gens qui n’apprécient guère les actes infirmiers détectent à 100m l’étudiant qui approche (certainement que le déo mis à 5h30 n’est plus efficace dans ce genre de cas !)
    Mais ce qui me rassure c’est que dans la majorité des cas, les patients finissent par me dire qu’ils ont eu moins mal que ce à quoi ils s’attendaient (haaaaaaaaaaaaaa ! relâchement de tous les muscles composant ma petite personne toute crispée).

    Sinon quand c’est moi la cible de l’aiguille je m’en moque un peu, j’ai des boulevards (que l’étudiante SF un certain 25 janvier 2009 a allègrement loupé – je ne lui en veux pas, maintenant je sais ce que ça fait que de se retrouver derrière l’aiguille les 1eres fois) et je donne mon sang régulièrement. Dire que j’aime ça serait mentir mais cela ne me dérange pas et quand il faut, il faut.

    Des bises les gens 😉

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    1. Quelle fu**in’ chance tu as ! D’avoir des boulevards. Je ne dirai pas que c’est mon rêve, mais c’est un point que je note dans mes doléances. Tout serait tellement plus simple. Sinon, tu veux pas être mon infirmière ? J’aimerai mieux.

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