Rentrée littéraire Janvier 2017 : mes envies #1

J’ai toute une liste de romans à paraître que j’aimerais découvrir à l’occasion de la rentrée littéraire qui approche à très grands pas. Comme j’aime bien partager mes envies avec vous, et pouvoir en discuter, voici la première partie d’entre eux, par date de parution. N’hésitez pas à me donner les vôtres en commentaire en bas d’article et à me dire ceux de cette liste qui vous interpellent.

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(j’en profite pour vous montrer ma bibliothèque dans mon nouveau salon :))

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Tout ce dont on rêvait de François Roux
Albin Michel – 2/01/17 – 336 pg

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Dans les années 90, Justine, vingt-cinq ans, rêve d’une grande histoire d’amour. Elle tombe éperdument amoureuse d’Alex, mais vingt ans plus tard, c’est avec son frère, Nicolas, qu’on la retrouve mariée et mère de deux enfants. Elle vit un bonheur tranquille, jusqu’au jour où Nicolas est licencié et plonge irrémédiablement.
Le talent de François Roux est de s’emparer de l’histoire immédiate et d’en faire le récit, au plus près de la réalité sociale, affective et politique. Après Le bonheur national brut, fresque virtuose des années Mitterrand, il poursuit la chronique de notre époque, minée par le chômage et les compromis idéologiques, avec une lucidité et une sensibilité de grand romancier. Du mariage pour tous à la tuerie de Charlie-Hebdo, le portrait sans concession de notre société à travers l’histoire, la chute et la rédemption d’un trio amoureux.

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Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt
JC Lattès – 2/01/2017 – 320 pg

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Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.
Aussitôt, elle sait.

Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences.

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Et si tu n’existais pas de Claire Gallois
Stock – 2/01/2017 – 144 pg

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« Ce livre, c’est un peu comme un secret que je vais dire à tout le monde. L’histoire d’un engagement que j’ai pris enfant et que je n’ai jamais oublié. 
Nous sommes dans les années quarante. J’ai six ans et je n’ai jamais vu ma mère. Un dimanche de juillet, elle arrive dans une belle Citroën noire et m’emporte en dix minutes. Ma nourrice court dans la poussière blanche soulevée par la voiture et jette son tablier noir sur sa tête. Je grimpe contre la lunette arrière et je lui dis en moi-même : Je te retrouverai, je te le jure. »

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Le saut de l’ange de Lisa Gardner
Albin Michel – 2/01/2017 – 480 pg

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Nuit noire et pluvieuse sur le New Hampshire : sur la route, une voiture fait une violente embardée. Au volant, une femme qui ne se souvient de rien, sauf d’une chose : Vero, sa fille, qui était avec elle, a disparu. Tout est immédiatement mis en œuvre pour la retrouver, en vain… Jusqu’à ce que Thomas, le mari de Nicole, dévoile que sa femme a perdu la raison : l’enfant n’a jamais existé ! Pourtant, il y avait une autre personne avec elle dans la voiture lors de l’accident, les recherches de la police l’ont confirmé. Alors, qui était-ce ? Qu’est-elle devenue ? Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?

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La sonate oubliée de Christiana Moreau
Préludes – 4/01/2017 – 256 pg

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À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante. Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et… une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Elle plonge alors dans le destin d’Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel « le prêtre roux », Antonio Vivaldi, enseignait la musique à des âmes dévouées.

Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l’un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, enfermées pour toujours dans l’anonymat.

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La téméraire de Marine Westphal
Stock – 4/01/2017 – 144 pg

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Pour le rendez-vous elle avait colorié sa bouche de coquelicot en tube, poudré ses pommettes, la totale. Elle apprendra que son rouge avait bavé sur ses incisives, ravageant son sourire un brin carnassier. Bartolomeo avait trouvé Sali jolie quoiqu’un peu ridicule, elle avait quelque chose d’une tasse de porcelaine mal rangée, au bord de la chute, en détresse. »

Sali, Bartolomeo. Un amour qui dure depuis trente ans. Mais un grain de sable enraye tout : sur les sentiers des Pyrénées, Bartolomeo est victime d’un AVC. Comment l’accompagner ? Comment croire à l’avenir ? Contre l’accident fatal, il reste un seul ressort : la volonté d’une femme, qui décide de réenchanter les derniers instants de son mari.

La téméraire est un texte bouleversant qui embrasse la maladie dans une danse grave et généreuse.

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La porte du ciel de Dominique Fortier
Les Escales – 5/01/2017 – 256 pg

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Au coeur de la Louisiane et de ses plantations de coton, deux fillettes grandissent ensemble. Tout les oppose. Eleanor est blanche, fille de médecin ; Eve est mulâtre, fille d’esclave. Elles sont l’ombre l’une de l’autre, soumises à un destin qu’aucune des deux n’a choisi. Dans leur vie, il y aura des murmures, des désirs interdits, des chemins de traverse. Tout près, surtout, il y aura la clameur d’une guerre où des hommes affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.
Plus loin, dans l’Alabama, des femmes passent leur vie à coudre. Elles assemblent des bouts de tissu, Pénélopes modernes qui attendent le retour des maris, des pères, des fils partis combattre. Leurs courtepointes sont à l’image des Etats-Unis : un ensemble de morceaux tenus par un fil – celui de la couture, celui de l’écriture.

Entre rêve et histoire, Dominique Fortier dépeint une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer et pose avec force la question de la liberté.

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La désobéissante de Jennifer Murzeau
Robert Laffont – 5/01/2017 – 270 pg

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« En cette fin d’après-midi, l’épaisse pollution n’a pas eu tout à fait raison de l’éclat du crépuscule. Une douceur rose survit et se répand. Jeanne lui avait dit souvent la beauté des soirs d’été, la lumière qui décline, le rouge diffus qui se cache dans les nuages et s’étire dans leur souvenir. Bulle buvait les paroles, et jalousait. Car jamais elle n’avait pu contempler ce spectacle. Parce que ces soirs-là n’existaient plus, ils étaient obstrués. Le « secret des affaires » les avait étouffés. »

Paris, 2050. Bulle découvre, catastrophée, qu’elle est enceinte. Autour d’elle, le monde est un naufrage. Sous des dômes, les plus riches se calfeutrent, ignorant les misérables qui se débattent audehors, rendus inutiles par l’automatisation. Le chômage a atteint 70%, la violence envahit les rues. Les plus dociles gobent leur Exilnox, les yeux voilés par des implants connectés. Sur les holordis, les murs, partout, brillent les pubs et les flashs info anxiogènes. Alors un enfant, là-dedans… Pourtant le garder, c’est refuser de se résigner. Avec une poignée de hackers, Bulle choisit la lutte.

C’est bien de notre époque dont il est question dans ce roman. Aussi acide et apocalyptique que lumineux et optimiste, il est une célébration du libre arbitre.

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Les voix de la nuit d’Eugène Green
Robert Laffont – 5/01/2017 – 216 pg

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« Tout homme est un mystère… certains plus que d’autres. »

Après un long séjour à Paris, un jeune homme, Patxi Etxezaharra, rentre dans sa ville natale de Saint-Sébastien, ou il espère vivre avec sa compagne et écrire un roman. Mais le premier soir il croise en bord de mer son ami d’enfance, Matxi, méconnaissable. Le lendemain, Matxi le contacte, et lui avoue que, lors de leur rencontre, il était sur le point de se tuer. Il insiste pour que Patxi l’accompagne dans sa maison de famille, au Pays basque Nord, ou adolescents ils passaient ensemble leurs vacances d’été, et ou Matxi sent qu’il y a des forces qui l’empêchent de vivre. Malgré lui, le jeune écrivain accepte de le suivre.
En revenant dans ce lieu, Patxi et Matxi retrouvent un temps la joie et l’insouciance de leur jeunesse. Mais bientôt d’étranges événements, et l’apparition de personnages fantomatiques, introduisent dans ce cadre idyllique un sentiment de trouble et de menace. Les deux amis se lancent alors dans une quête vers la source du mal, pour se délivrer du passé.

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Splendeur de Margaret Mazzantini
Robert Laffont – 5/01/2017 – 414 pg

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Fils unique d’une famille meurtrie par la dépression et l’alcoolisme, Guido grandit dans l’ignorance de ces maux, porté par un amour absolu pour une mère absente. Il erre dans son appartement, son immeuble, ou la famille du gardien, vibrante de vie, prend beaucoup de place. Le fils surtout, Costantino, qu’il côtoie depuis toujours, dans la cour de l’immeuble comme à l’école, sans jamais oser en faire son ami. Pudeur, timidité rongent les deux enfants jusqu’à l’adolescence quand, un soir, pendant un séjour en Grèce, ils découvrent leur sexualité.
La peur de se livrer, de s’assumer, de s’aimer conduit l’un et l’autre vers deux chemins différents. Guido poursuit ses études à Londres, ou il découvre une nouvelle culture underground et s’enivre dans une errance urbaine entre drogue, sexe hétéro et abstinence homo… jusqu’à ses retrouvailles avec Costantino. Pourront-ils enfin goûter la splendeur aperçue quelques fois, toujours espérée ?

Dans un style à la fois lyrique et incisif, Margaret Mazzantini décortique une passion amoureuse et livre une réflexion subtile sur l’homosexualité. Un coup de maître, dans la lignée de son premier succès Écoute-moi.

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Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet
JC Lattès – 11/01/2017 – 250 pg

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« Ne parle pas aux inconnus », c’est ce que Camille entend depuis l’enfance. Elle ne rêve pourtant que d’aller voir ailleurs. N’importe où plutôt que ce canapé qui menace de l’engloutir comme il engloutit déjà les kilos de sa mère, campée devant la télé. Camille vit dans un pavillon neuf, c’est joli “pavillon”, à une lettre près ça s’envole sauf que sa famille n’est pas du genre à papillonner.
Perchée sur la pointe des pieds, Camille cherche une issue. Elle regarde au-delà des fumées d’usine, au-delà du Rhin, là où Eva se cache, peut-être. Depuis que son amoureuse polonaise a disparu, Camille a la nausée. Un pied dans l’enfance, un autre dans l’âge adulte, ça fout le vertige, surtout quand plus personne ne vous tient la main.
Au bord du vide, elle décide de faire le grand saut et de prendre la route, pouce en l’air, vers l’est et cet inconnu qu’on lui défend d’embrasser. D’Allemagne en Serbie, de Roumanie en Hongrie, elle va, au fil des rencontres, mettre ses peurs à la porte et interroger le lointain et le proche.
Un voyage dans l’inconnu au cours duquel elle croisera ces étrangers dont ses parents lui disaient de se méfier et qui tous, à leur manière, l’aideront à trouver ce qu’elle ne cherchait pas : elle-même.
Qui sont vraiment les étrangers autour de nous ? Les secrets les mieux gardés ne sont-ils pas les plus en vue ? Comment devenir adulte sans abandonner l’enfant en nous ?
Et si la famille était la plus grande inconnue ?

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Ne pleure pas de Mary Kubica
HarperCollins Noir – 11/01/2017 – 352 pg

Gabarit Collection HarperCollins Noir 140x225 mm

Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu’elle ne sait rien d’Esther: celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas – en particulier une lettre qui instille le doute dans l’esprit de Quinn « sainte Esther », comme elle la surnomme, n’est peut-être pas la personne qu’elle croit…
Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu’elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans; il se laisse envoûter en toute innocence…

Entre ces deux événements, Mary Kubica construit brique par brique une intrigue aussi époustouflante que celle de son précédent et excellent roman Une Fille parfaite. Sans effets superflus d’écriture et avec sobriété, l’air de ne pas y toucher… C’est une magicienne du suspense qui retourne comme un gant l’apparente simplicité des situations et des personnages. Elle vous attrape dès les premières pages, vous enveloppe dans le mystère, vous y  égare, et vous laisse dans l’incertitude jusqu’à la fin. A quoi ressemblera le puzzle, une fois toutes les pièces assemblées? La réponse est juste avant le point final.

***

À bientôt pour la suite !

Édit du 10/01/17 : la deuxième partie est désormais en ligne !

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Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog lifestyle, où l'on parle de tout donc, mais avec sincérité.

17 réflexions sur « Rentrée littéraire Janvier 2017 : mes envies #1 »

  1. Mes choix étant un peu différents, je suivrai tes avis avec intérêt.
    Un peu déçue par un précédent roman de Delacourt, je ne pense pas lire celui-ci sauf si tu parviens à me convaincre.
    Par contre, La porte du ciel pourrait bien m’intéresser.
    Bonne fin d’année

    Aimé par 1 personne

  2. « Les voix de la nuit » d’E. GREEN me tente bien car tu sais que j’adore le Pays Basque et ses mystères… Dans ma WL.
    Ton article est fabuleux, merci sincèrement. Et toi , lequel te tente? biz

    Aimé par 1 personne

  3. Coucou, je te remet un commentaire vu que le premier à disparu ^^
    J’ai repéré deux livres dans ta sélection qui me tentent énormément ! (& pour lesquels nous pourront peut être les lire en LC, qui sait)
    – Le saut de l’ange de Lisa Gardner
    – Ne pleure pas de Mary Kubica

    Aimé par 1 personne

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