Interview Libraire : Bénédicte Cabane de « La librairie des Danaïdes » à Aix-les-Bains (73)

Voici la neuvième interview issue de mon partenariat avec PAGE des Libraires. Cette fois, j’ai souhaité que PAGE contacte Bénédicte Cabane de la librairie des Danaïdes à Aix-les-Bains car elle a chroniqué, dans le dernier numéro de PAGE, le nouveau roman de Gaëlle Josse, Une longue impatience, qui me fait terriblement envie.

Quelques mots de Bénédicte Cabane à son sujet (revue n°188) :

« Un magnifique texte sur l’absence et sur l’attente. L’absence d’un fils et l’attente d’une mère. Un adolescent, du jour au lendemain, s’engage dans la marine marchande. Aux yeux du monde, sa mère va continuer à vivre. En réalité, elle ne va cesser de l’attendre. Un peu comme Pénélope attendit Ulysse (…) Tout le long de ce long journal intime et des quelques lettres directement adressées au fils, Gaëlle Josse nous brosse avec justesse, pudeur et talent le portrait de cette femme, de cette mère. Les sentiments exprimés sont intemporels et touchent le lecteur à l’âme. »

★ ☆ ★ ☆

Six questions à Bénédicte Cabane…  Découvrir l’interview

Publicités

Lecture : « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

Changer l’eau des fleurs – Valérie Perrin

Éditeur : Albin Michel (28 février 2018)

Pages : 555

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

C’est un roman que j’ai pris le temps de déguster. Valérie Perrin décrit la vie avec beaucoup de tendresse et c’est avec plaisir que l’on se laisse porter par ses écrits.  Lire la suite

Lecture : « Ce soir, on regardera les étoiles… » d’Alì Ehsani

La guerre, c’est le quotidien d’Alì, huit ans. Les rues de Kaboul englouties sous les tirs de mortier, les terrains de foot improvisés au milieu des décombres, le petit garçon est habitué. Mais un soir, au retour de l’école, c’est sa maison qui a disparu et, avec elle, ses parents.
Sans famille ni argent, Alì et son grand-frère Mohammed prennent la route. Direction l’Iran, la Turquie, la Méditerranée, d’autres rives, à la recherche d’autres étoiles sous lesquelles trouver refuge.

Cinq ans plus tard, Alì est devenu un adolescent. Un gamin de treize ans cramponné au châssis d’un poids lourd en partance pour l’Italie. Un jeune homme épuisé, qui rassemble ses forces pour fuir, toujours plus loin. Seul.
Car Mohammed, son grand frère, son héros, s’est égaré en chemin… Qu’est-il arrivé ? Les deux garçons pourront-ils jamais tenir leur promesse d’être réunis, libres et heureux, sous les étoiles ? 

Ce soir, on regardera les étoiles – Alì Ehsani

Éditeur : Belfond (1er février 2018)

Pages : 315

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

L’auteur nous conte son histoire, celle d’un petit garçon et son grand frère qui, suite au bombardement de leur maison et à la mort de leurs parents, vont devoir partir, quitter cet Afghanistan qui est le leur. Le foyer de leur enfance. C’est à travers les questionnements d’un enfant que l’on découvre la difficulté à fuir, avant même d’avoir pu faire le deuil d’une mère et d’un père. Mohammed, le grand frère d’Alì va donc prendre les choses en main et organiser leur périple. De Kaboul à Rome, le voyage sera semé d’embûches.  Lire la suite