Lecture : « Les petites robes noires » de Madeleine St John

1959. Au deuxiĂšme Ă©tage du grand magasin F.G. Goode’s de Sydney, des jeunes femmes vĂȘtues de petites robes noires s’agitent avant le rush de NoĂ«l. Parmi elles, Fay, Ă  la recherche du grand amour ; l’exubĂ©rante Magda, une SlovĂšne qui rĂšgne sur les prestigieux ModĂšles Haute Couture ; Lisa, affectĂ©e au rayon Robes de cocktail, oĂč elle compte bien rester en attendant ses rĂ©sultats d’entrĂ©e Ă  l’université  Dans le secret d’une cabine d’essayage ou le temps d’un achat, les langues se dĂ©lient, les vies et les rĂȘves des vendeuses se dĂ©voilent sous la plume dĂ©licate de Madeleine St John.

Avec la finesse d’une Edith Wharton et l’humour d’un Billy Wilder, l’australienne Madeleine St John (1941-2006), livre un remarquable instantanĂ© de l’Australie des annĂ©es 1950 et une critique subtile de la place de la femme dans la sociĂ©tĂ©. Devenu un classique dans les pays anglo-saxons, Les petites robes noires, traduit pour la premiĂšre fois en français, est un chef-d’Ɠuvre d’élĂ©gance et d’esprit.

Les petites robes noires – Madeleine St John

Éditeur : Albin Michel (2 octobre 2019)

Pages : 275

Ma note : 4/5

Mon avis :

J’ai eu le plaisir de dĂ©couvrir Les petites robes noires de cette auteure nĂ©e en 1941 et dĂ©cĂ©dĂ©e en 2006 dont le texte a Ă©tĂ© redĂ©couvert par les Ă©ditions Text en Australie. De plus, ce roman a Ă©tĂ© adaptĂ© en film par Bruce Beresford en 2018 en Australie (la sortie en DVD est prĂ©vue en dĂ©cembre en France). Je me laisserai bien tenter d’ailleurs.

Nous dĂ©couvrons des femmes aux personnalitĂ©s bien diffĂ©rentes, travaillant en tant que vendeuses dans un grand magasin Ă  Sydney dans les annĂ©es 50. Ce rĂ©cit drolatique nous plonge dans un quotidien qui mine de rien affleure le social. À travers Lisa, jeune fille chĂ©tive et surtout brillante, nous sommes spectateurs de la confrontation entre l’univers bourgeois de la mode et la vie modeste d’une famille dont Lisa fait partie.

L’Ă©criture est trĂšs agrĂ©able et truffĂ©e de touches d’humour. Les pages se tournent toutes seules. Nous dĂ©gustons les histoires de ces femmes en petites robes noires dont le rayon Haute Couture en fait pĂąlir plus d’une, mais ce sont les Ă©talages amoureux et familiaux qui sont surtout mis en lumiĂšre. Un mari disparu, un dĂ©sir d’Ă©tudes supĂ©rieures malgrĂ© un pĂšre quelque peu rĂ©ticent, une opportunitĂ© professionnelle, un mari prĂ©venant et patient, la recherche de l’amour… Chacune traĂźne ses peines, explose ses joies, vit ses espoirs. Et nous, nous nous rĂ©galons de tout cela, de cette recette aux moults ingrĂ©dients, de ces scĂšnes de la vie de femmes dans les annĂ©es 50.

Ce roman, mĂȘme s’il ne dĂ©tient pas une histoire fondamentalement originale, nous ravit par son cĂŽtĂ© surannĂ©, par les caractĂšres attachants ou explosifs de ses personnages, et par son Ă©criture fluide et piquĂ©e d’humour. Sous un air assez lĂ©ger, c’est bel et bien la condition des femmes Ă  cette Ă©poque qui y est dĂ©crite.

À dĂ©couvrir !

Merci Ă  Babelio pour cette lecture dans le cadre de la Masse Critique et aux Ă©ditions Albin Michel.

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Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog lifestyle à forte tendance littéraire.

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