Lecture : « Ceux que je suis », Olivier Dorchamps

Cette nuit, Papa est mort. Des années, il a trimé. Sans vacances. Sans dimanches. Il n’avait pas soixante ans.
Mais pourquoi donc Tarek, garagiste à Clichy depuis longtemps exilé en France, tenait-il à être enterré là-bas… à Casablanca ? Un pays, des racines, dont il n’a jamais ou très peu parlé à ses fils. Prof d’histoire-géo, parfaitement intégré, Marwan ne comprend pas. C’est pourtant lui qu’on a choisi pour accompagner le cercueil au bled. Double-culture, non-dits et secrets de famille : c’est tout un pan de sa propre histoire que Marwan s’apprête à découvrir, sous les orangers…

Ceux que je suis – Olivier Dorchamps

Éditeur : Pocket (20 août 2020)

Pages : 253

Ma note : 4/5

Mon avis :

Le père de Marwan meurt. C’est soudain, précipité. C’est incompréhensible aussi, parce qu’il découvre que Tarek souhaitait être enterré dans son pays d’origine, le Maroc. Un pays dont il ne leur a jamais réellement parlé. Alors pourquoi imposer à ses enfants ce deuil si loin de cette France dans laquelle ils vivent depuis toujours ?

Marwan, Ali et Foued ne comprennent pas la décision qu’avait prise leur père. Comment vont-ils pouvoir se recueillir sur sa tombe ? Pourquoi le Maroc qu’il a pourtant quitté il y a si longtemps ? C’est l’incompréhension, la tristesse et la colère qui gagnent les esprits dans un premier temps. De plus, c’est Marwan qu’il avait choisi pour accompagner le cercueil à Casablanca. Pourquoi lui ?

Vous l’aurez compris, beaucoup de questions se posent quant aux choix de Tarek, et c’est avec délicatesse et pudeur que l’auteur nous dévoile les réponses. Ainsi, dans le dédalle de la tristesse d’avoir perdu leur père, Marwan et ses frères vont découvrir des secrets de famille, des non-dits dont ils n’auraient jamais pu soupçonner ne serait-ce que l’existence. Ils vont se confronter à une culture bien différente de la leur et plonger au plus profond des racines familiales.

Avec ce roman récompensé (Prix du Premier Roman de la Ville de Paris), Olivier Dorchamps nous amène à nous questionner sur la question identitaire, sur ce qu’est la famille mais aussi sur le poids de l’exil. Les liens filiaux sont exposés avec justesse. Il n’y a pas de débordement, mais beaucoup de sincérité. Les personnages sont plus vrais que nature, sans exagération.
De plus, son écriture est fluide et douce mais non dénuée d’une pointe d’humour.

Une histoire intemporelle qui aborde des thèmes universels avec une belle sensibilité.

Un grand merci à Emmanuelle des éditions Pocket.

Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog lifestyle à forte tendance littéraire.

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