L’ordinaire

Il y a quelques temps, j’avais écrit une nouvelle dont le thème devait être « Qu’est devenu mon premier amour ? ». Je suis retombée dessus il y a peu, je me souviens qu’elle avait plu, alors je me suis dit que j’allais la refourguer ici. La voici donc, avec deux-trois modifs. Elle s’appelle « L’ordinaire ».

J’étais assise tranquillement sur le banc défraîchi à l’angle du parc Michel quand deux oiseaux se sont mis à se titiller la plume juste devant moi. Je ne sais pas quel fut le lien de cause à effet, mais je me suis surprise à penser à Roberto, mon premier amour, le nanar de mes seize ans.
Roberto. Roberto Flamand. Je me suis toujours dit que ses parents avaient dû sniffer un rail de coke au moment de choisir son prénom. Non mais sérieusement, Roberto Flamand, ça ne colle pas. Pis il était blond aux yeux verts ce crétin. Roberto, un blond aux yeux verts, on aura tout vu. Il aurait dû s’appeler Nils, ou quelque chose comme ça. Un prénom qui fasse nordique. D’ailleurs, il avait cette beauté froide, un peu mystérieuse, et il était grand. Je crois qu’il devait bien faire vingt-cinq centimètres de plus que moi. Quand il me prenait dans ses bras, il m’enveloppait complètement, comme s’il voulait m’emprisonner pour toute la vie. 
Roberto et moi, on vivait une belle histoire, un peu comme dans « Les braises de l’amour », le célèbre feuilleton américain, le brushing en moins.
Et puis ses parents ont décidé que la vie au Portugal, ce serait le panard, alors ils ont embarqué le grand Roberto et ils sont partis. Et lui, comme un con, il a suivi. Bon OK il n’avait que dix-sept ans, mais il aurait pu se révolter, clamer à la Terre entière qu’il ne voulait pas me quitter, que j’étais son monde, son univers, son air, son souffle.
A croire qu’il était asthmatique, parce qu’il a claqué la portière de la 304 bleu ciel sans trop se retourner. Les braises de l’amour ont fini de se consumer, et je me suis dit qu’après tout, Roberto au Portugal, ça allait grave le faire. Lire la suite

Aujourd’hui, c’est charcuterie.

Il y a des rendez-vous dont tu te passerais bien. Ceux où ton cœur pense lâcher avant l’arrivée sur le lieu de tous tes effrois. Ceux qui te font dégouliner des mains sur le volant en skaï. Ceux qui te feraient faire le moonwalk à l’aise et qui du coup ne te feraient jamais arriver à destination (ben oui, en reculant, t’avances moins bien).

Quelques jours auparavant…
La consultation avec mon médecin traitant se passe plutôt bien. Je me permets même de faire la fille qui a beaucoup d’humour. Mon médecin est très sympa, mais au premier abord, il peut avoir l’air d’avoir assisté à l’enterrement de sa mère. Donc c’est toujours mon petit défi de le voir avec le smile. Il est tellement plus cool comme ça. Bref, tout était ok jusqu’au moment fatidique où il me fait une ordonnance pour un check-up avec prise de sang. Patatra. L’oraison funèbre. Je me décompose, appelez-moi Jack.  Lire la suite

Une fille

Il faut que je te dise…

Parce que nous sommes le 15 janvier et que cette date restera à jamais au fond de mes tripes et à fleur de ma peau.

Il y a 6 ans, j’ai fait une rencontre. Une fille. Un visage d’ange, tu ne peux pas t’imaginer à quel point. Un doux visage, paisible. Mais tu sais, je n’ai pas pu voir son sourire, ni la couleur de ses yeux. C’est avec beaucoup de tristesse et de tendresse que je t’en parle. Cela restera le terrible regret de ma vie, pour toujours. L’absolu manque. L’infini désespoir.

Il y a 6 ans maintenant, je savais que nous allions nous rencontrer, c’était prévu comme cela, 5 jours auparavant. On avait une date toutes les deux. J’étais à la fois impatiente, bouleversée et apeurée. J’avais hâte de la voir, de découvrir ses traits. Après plus de 7 mois à tâtonner, à jouer à cache-cache, à vivre un début d’histoire, nous allions passer à l’étape supérieure. Même si c’était malgré tout un peu tôt.

Il y a 6 ans, je suis passée par toutes les émotions, la souffrance et l’apaisement, la peur et le calme, mais aussi les gémissements puis le silence. C’est gravé, comme si c’était hier. Elle est désormais si loin mais pourtant tellement proche. Elle m’accompagne chaque jour, elle m’a tellement aidée depuis ce 15 janvier 2010, par sa présence et tout ce que cela a déclenché au plus profond de mon être. Il y a des rencontres comme ça qui te bouleversent la vie, complètement, entièrement. Tu en as surement eu l’expérience aussi. Une femme, un homme, une âme qui entre dans ta vie et chamboule tout. Moi c’était un enfant, le mien.  Lire la suite

L’année des M

On les M, ils nous font la fête, tourner la tête, nous apporte joie, bonheur, réconfort, poils sur le dancefloor.

Sans eux, je serai Blanche-Neige sans les nains, Boule sans Bill, Nabilla sans ses implants.

Pour tout ça, les chats, chiens, poules, perruches, lepénistes (oups, pardon) méritent amplement un prénom à la hauteur. Et 2016 amène son lot de propositions en M. C’est prévu comme ça, un point c’est tout !

Je vais donc te donner des idées, ne me remercie pas, c’est cadeau.  Lire la suite

Soldes ta mère !

Non pas que je t’incite à solder ta maman, pas de méprise !

C’est juste que les soldes, en magasin, je ne sais pas toi, mais alors moi, c’est pas possible. J’ai l’air d’une juriste en fuite après une affaire de couscous mal démoulé.

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Si encore je faisais une taille 38, admettons. Mais alors je n’ose même pas te donner le tour de mes hanches. Ça te décomplexerait, mais moi pas du tout. Donc comme j’ai une vapeur d’égoïsme (et de fierté), tu n’en sauras rien. Et ouai ! Je sais être vilaine parfois (hummm).
Je sais, il faut décomplexer, il faut oser, se montrer telles que nous sommes. Je sais tout ça, et d’ailleurs je le vis quand même pas trop mal au quotidien. On ne peut pas dire que je sois en souffrance, mais plutôt en pleine conscience. Je trouve les femmes rondes belles, et les minces aussi d’ailleurs (j’aime les femmes en fait, en voilà un scoop !). Aucun problème à l’horizon, mais faut pas trop me taquiner quand même.
Tout ça pour te dire que les soldes quand t’es mince, c’est pas évident, mais alors quand t’es ronde, c’est le parcours du combattant. Et surtout (surTOUT, SURTOUT), les furies qui se faxent sous les rideaux de fer, je ne peux pas. Je ne sais pas, c’est comme si leur vie en dépendait (WTF ?!).  Lire la suite

THE présentation (MAJ 2019)

Salut la compagnie !

Oui je sais, c’est un peu ringard comme formulation (la dernière fois que vous avez lu ça, c’était quand ?), mais j’aime le côté vieillot. Après tout, depuis quelques années, nous sommes en plein bouleversement néo-vintage avec des bahuts années 50 – 60 à la mode, des fauteuils en scoubidou qui nous hérissent le poil à en faire pâlir la plus jolie prise électrique, et des tasses à fleurs qui nous font craquer, limite la larme à l’œil. Puis j’ai mis le mot Lucette dans le nom de mon blog quoi. Flûte ! (oui aussi…)

Bon, si tu es encore là, c’est que c’est bien parti, nous deux. Si en plus tu aimes la déco/brico/animaux/jardin/lectureaudodo, on peut presque s’épouser ensemble comme dirait l’autre. Du moins, on peut commencer par papoter ici, pour faire connaissance. Ça te dit ?  Lire la suite