Lecture : « X ou Y » de Séverine de la Croix (+ CONCOURS)

« Je suis Camille mais depuis un an, quatre mois et vingt-et-un jours, je m’appelle Yann. Depuis que mon père ne sait plus lequel de nous deux est mort dans l’accident, son fils ou sa fille, Camille ou Yann. »
Pour se protéger de son père devenu alcoolique depuis le drame, Camille a pris l’identité de son frère jumeau : Yann, son double, la moitié d’elle sans laquelle elle n’arrive plus à vivre, décédé dans l’accident avec leur mère. Inscrite dans un nouveau lycée, elle fait illusion.
Mais comment demeurer Yann quand Thomas fait irruption dans sa vie ? Et comment redevenir Camille alors que son père s’accroche à « son fils » pour ne pas sombrer ?

X ou Y – Séverine de la Croix

Éditeur : Les Éditions du Rocher (23 octobre 2019)

Pages : 243

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

La très sympathique Séverine de la Croix m’avait déjà fait passer un très bon moment avec Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit, alors quand j’ai découvert le petit nouveau dans ma boîte aux lettres, je fus ravie ! Tout d’abord un grand merci à elle pour cet envoi et son petit mot mais aussi à sa Maison d’Éditions. Love.
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Lecture : « Le Pensionnat de Catherine » de Florence Roche

Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer. Ainsi, Samuel, jeune professeur, apprend, à la mort de sa mère adoptive, qu’il a été recueilli en 1943 non loin de la frontière suisse où un réseau de passeurs aidait les Juifs à fuir.
En Haute-Loire, Camille, elle, seconde sa mère Catherine, une veuve qui dirige avec autorité un pensionnat de jeunes filles. L’arrivée d’une nouvelle enseignante, qui porte de lourdes accusations à l’encontre de Catherine, va remettre en cause les certitudes de Camille sur sa filiation.
C’est dans la région d’Annecy que Samuel et Camille vont se rencontrer par hasard au milieu des ruines du chalet des anciens passeurs de Juifs.
Tous deux se lancent dans une périlleuse quête de leurs origines et, surtout, découvrent l’amour…

Le Pensionnat de Catherine – Florence Roche

Éditeur : Presses de la Cité (3 octobre 2019)

Pages : 300

Ma note : 4/5

Mon avis :

Les romans sur l’histoire et particulièrement sur la Seconde Guerre Mondiale m’ont toujours attirée. Alors quand j’ai eu la surprise de recevoir celui-ci, j’en fus ravie. D’autant plus que l’intrigue se déroule notamment en Auvergne qui est une région qui jouxte la mienne et que j’aime beaucoup.
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Lecture : « Pater dolorosa » de Jérémie Szpirglas

Pour l’immense majorité des futurs parents, la grossesse, nimbée d’une aura magique, est synonyme de bonheur et de plénitude. Pour quelques-uns en revanche, les mauvaises nouvelles s’enchaînent au fil des examens médicaux, et le prodige tourne au cauchemar.

D’une écriture alliant sensibilité et audace stylistique, Jérémie Szpirglas retrace cette épreuve, traversée avec sa famille. Donnant le point de vue rarement entendu d’un père, il raconte leur histoire pour tous ceux qui font ou feront un jour face au deuil périnatal. Dans cette enquête intérieure précise et sincère, il partage également la douleur lancinante, la culpabilité, la résignation et les doutes incessants. Comment le couple, la famille, peuvent-ils y survivre ? Comment envisager une nouvelle grossesse, sachant qu’elle peut à son tour se solder par un deuil ?
Un récit fiévreux et poétique, qui suit au jour le jour les tourments d’un couple dans la tempête.

Pater dolorosa – Jérémie Szpirglas

Éditeur : Le Passeur (14 mars 2019)

Pages : 222

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Le deuil périnatal. Comment pouvais-je ne pas désirer lire ce roman, moi qui l’ai vécu. Même si la cause n’est pas la même que celle de Jérémie Szpirglas et sa femme, la douleur reste la même, et le séisme qui lézarde le couple aussi. C’est donc avec beaucoup d’empathie que je me suis plongée dans ce récit, celui du point de vue de l’homme, du père.
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Lecture : « Les petites robes noires » de Madeleine St John

1959. Au deuxième étage du grand magasin F.G. Goode’s de Sydney, des jeunes femmes vêtues de petites robes noires s’agitent avant le rush de Noël. Parmi elles, Fay, à la recherche du grand amour ; l’exubérante Magda, une Slovène qui règne sur les prestigieux Modèles Haute Couture ; Lisa, affectée au rayon Robes de cocktail, où elle compte bien rester en attendant ses résultats d’entrée à l’université… Dans le secret d’une cabine d’essayage ou le temps d’un achat, les langues se délient, les vies et les rêves des vendeuses se dévoilent sous la plume délicate de Madeleine St John.

Avec la finesse d’une Edith Wharton et l’humour d’un Billy Wilder, l’australienne Madeleine St John (1941-2006), livre un remarquable instantané de l’Australie des années 1950 et une critique subtile de la place de la femme dans la société. Devenu un classique dans les pays anglo-saxons, Les petites robes noires, traduit pour la première fois en français, est un chef-d’œuvre d’élégance et d’esprit.

Les petites robes noires – Madeleine St John

Éditeur : Albin Michel (2 octobre 2019)

Pages : 275

Ma note : 4/5

Mon avis :

J’ai eu le plaisir de découvrir Les petites robes noires de cette auteure née en 1941 et décédée en 2006 dont le texte a été redécouvert par les éditions Text en Australie. De plus, ce roman a été adapté en film par Bruce Beresford en 2018 en Australie (la sortie en DVD est prévue en décembre en France). Je me laisserai bien tenter d’ailleurs.
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Lecture : « Chaque fidélité » de Marco Missiroli (Rentrée littéraire août 2019)

«  Avec lui elle avait senti que l’infidélité pouvait signifier fidélité vis-à-vis de soi-même.  ».

Carlo et sa femme Margherita s’aiment mais commencent à douter de leur capacité à rester fidèles. Quand Carlo est pris sur le vif avec son étudiante Sofia, le couple vacille, et Margherita, très affectée, cède une fois à la tentation. Puis c’est au tour de sa mère, Anna, de se mettre à douter de la loyauté de son défunt mari. Pour contrer ce chaos intime, Margherita mise tout sur un appartement hors de prix qui pourrait assurément sauver son couple.

Neuf ans plus tard, ils y vivent, avec un enfant. Margherita a gardé sereinement en elle son secret, mais Carlo reste marqué par son infidélité ratée. Lorsque Anna, leur grande alliée, s’affaiblit, les doutes refont surface et l’ombre de Sofia revient planer. Et si finalement s’aimer, c’était toujours douter ?

Chaque fidélité – Marco Missiroli

Éditeur : Calmann-Lévy (14 août 2019)

Pages : 270

Ma note : 2,5/5

Mon avis :

Avec cette couverture couleur infidélité, Marco Missiroli mise sur la capacité à la fidélité des êtres.
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Lecture Coup de cœur : « La montagne entre nous » de Charles Martin

Aéroport de Salt Lake City. Une tempête de neige est annoncée. Ben Payne, chirurgien, est attendu dès le lendemain pour deux opérations. Ashley Knox, journaliste, se marie le jour suivant. Bloqués tous les deux pour la nuit, ils parviennent à convaincre le pilote d’un petit avion de tourisme de les rapprocher de leurs destinations. Une solution de secours qui vire au cauchemar quand l’avion s’écrase en pleine montagne. Ben et Ashley, gravement blessée, sont les seuls survivants du crash.

À 3500 mètres d’altitude, au cœur de l’hiver, sans aucun moyen de communication, ils devront pour survivre parcourir ensemble soixante-quinze kilomètres dans des conditions extrêmes. Un pari presque impossible pour ces deux êtres qui la veille encore ne se connaissaient pas.

La montagne entre nous – Charles Martin

Éditeur : Presses de la Cité (14 septembre 2017)

Pages : 371

Ma note : 5/5

Mon avis :

Quand j’eus enfin sorti de ma PAL ce roman et que j’en lus les premières pages, j’ai tout de suite aimé ce qu’il enfermait. Les personnages, le mélange d’aventure, de drame, de romanesque, l’environnement, le dénouement, tous les ingrédients étaient présents pour que je passe un très bon moment. Un coup de cœur comme j’en ai assez rarement finalement !
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Lecture : « Le Temps des orphelins » de Laurent Sagalovitsch (Rentrée littéraire août 2019)

Avril 1945. Daniel, jeune rabbin venu d’Amérique, s’est engagé auprès des troupes alliées pour libérer l’Europe. En Allemagne, il est l’un des premiers à entrer dans les camps d’Ohrdruf et de Buchenwald et à y découvrir l’horreur absolue. Sa descente aux enfers aurait été sans retour s’il n’avait croisé le regard de cet enfant de quatre ou cinq ans, qui attend, dans un silence obstiné, celui qui l’aidera à retrouver ses parents.

Quand un homme de foi, confronté au vertige du silence de Dieu, est ramené parmi les vivants par un petit être aux yeux trop grands.

Le Temps des orphelins – Laurent Sagalovitsch

Éditeur : Buchet/Chastel (15 août 2019)

Pages : 219

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

La Seconde Guerre Mondiale est apparemment le sujet de prédilection de l’auteur ; c’est une période de l’histoire qui m’intéresse beaucoup également. Je pense que l’on ne se documente jamais assez sur les terribles erreurs passées, on ne doit pas les oublier afin de ne pas les commettre à nouveau. Ici, c’est à travers un rabbin que l’auteur nous apporte un regard sur l’horrible découverte des camps lors de leur libération. Je n’avais encore jamais lu de ce point de vue ci, c’est maintenant chose faite grâce à Laurent Sagalovitsch.
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