Lecture : « Nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose » d’E. Moradpour

Peut-on encore tomber amoureux lorque l’on a choisi de mettre fin à sa vie ? Eléonore et Julien ont trois jours pour décider de mourir ou de commencer à s’aimer.

Lui, Julien, grand avocat d’affaires parisien, collectionneur, mène sa vie avec autorité et grand train, sans toutefois réussir à trouver l’idéal féminin qu’il recherche tant. Elle, Eléonore, violoniste de talent dans un orchestre symphonique, ne réussit pas la carrière artistique qu’elle mérite tout en vivant des amours décevantes.
Rien, a priori, ne semble pouvoir les rapprocher – jusqu’au jour où le destin les frappe tous deux de maladies apparemment irréversibles. Leurs chemins vont se croiser à Zurich, dans une salle d’attente improbable. Tous deux veulent fuir une déchéance qui leur est insupportable.
De cette rencontre fortuite et désespérée dans un lieu incertain se produira le coup de foudre inattendu, nourri par l’art, la musique et la passion. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Dans un décor de tragédie, un roman délicat et puissant sur la naissance d’une passion amoureuse qui semble pourtant condamnée. Une histoire hors normes qui garde un suspens subtil jusqu’à la dernière ligne.

Nous parlions d'amour

Nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose – Edouard Moradpour

Editeur : Michalon (2015)

Pages : 270

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Ce roman aborde un sujet tabou en France, la mort souhaitée, programmée, le suicide assisté.  Lire la suite

Lecture : « Esprit d’hiver » de Laura Kasischke

« Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant… »

Esprit d'hiver

Esprit d’hiver – Laura Kasischke

Editeur : Editions Christian Bourgois (2013)

Pages : 276

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Laura Kasischke signe un huis-clos mère-fille glacial et à l’étouffée, emprunt de psychologie, de drame familial et invite le lecteur à se pencher sur la filiation et tout ce qui en découle : la motivation à devenir mère, l’adoption, l’amour porté à un enfant, sans oublier nos propres envies et besoins malgré tout. Mais aussi sur la soi-disante nécessité de bannir certaines réalités, en l’honneur du mieux-être, qui peut mener irrémédiablement à la perte.  Lire la suite

Lecture : « La grâce des brigands » de Véronique Ovaldé

« Maria Cristina Väätonen a seize ans lorsqu’elle quitte la ville de son enfance, une bourgade située dans le grand Nord, entourée de marais et plongée dans la brume la plupart de l’année. Elle laisse derrière elle un père taciturne, une mère bigote et une soeur jalouse, pour s’installer à Santa Monica (Los Angeles). C’est le début des années 70 et des rêves libertaires. Elle n’a pas encore écrit le roman dans lequel elle réglera ses comptes avec sa famille, et qui la propulsera sur la scène littéraire. Et elle n’est pas encore l’amante de Rafael Claramunt. Séducteur invétéré, cet excentrique a connu son heure de gloire et se consacre désormais à entretenir sa légende d’écrivain nobélisable. Est-il un pygmalion ou un imposteur qui cherche à s’approprier le talent de Maria Cristina ? »

La grâce des brigands

La grâce des brigands – Véronique Ovaldé

Editeur : Editions de l’Olivier (2013)

Pages : 285

Ma note : 3/5

Mon avis :

Véronique Ovaldé nous conte une histoire familiale lourde, et dans le même temps, l’émancipation féminine des années 70 – 80. Elle nous emmène dans un exutoire aux allures de rêve américain, et dans la chevauchée littéraire et libertaire de Maria Cristina Väätonen.  Lire la suite

Juste avant le bonheur (Surprise inside)

« Il est venu au monde et je l’ai perdu avant même de le rencontrer, s’est lamentée cette femme.
Je n’ai pas su lui répondre, à cette époque, ce que j’ai découvert depuis et que je sais aujourd’hui.
Que certains bébés, certains enfants se « donnent la liberté » d’apparaître, de seulement apparaître dans la vie, pour insuffler l’envie à l’un de leurs parents de naître enfin ou d’accéder à plus de vie dans leur existence.
Certains enfants sont de passage pour montrer à l’un ou à l’autre de leurs géniteurs un chemin, pour témoigner d’un choix de vie à faire.
Certains enfants, par leur mort subite, invitent leurs parents à oser un changement qu’ils n’avaient pu envisager jusqu’alors.
Certains enfants ont ce pouvoir de dire par leur présence furtive et fugitive et leur disparition brutale : « Ose ta vie, toi seul la vivra ».
Nous pouvons ainsi écouter et entendre le message secret envoyé par ces enfants
dont la présence éphémère nous blesse à jamais si nous restons sourds à leur message d’espoir. »
Jacques Salomé

Je ne pourrai le dire de meilleure façon que celle de Jacques Salomé.
Peut-être que cela peut te paraître étonnant, voir ahurissant, et pourtant.

Perdre un enfant, en voilà une grande injustice, une terrible douleur, la pire même. Comment concevoir de rire ni même de sourire après ça ? Comment se l’autoriser ? Est-ce déplacé, est-ce une trahison ?
Non, perdre un enfant, c’est la naissance d’un immense chagrin, mais ce n’est pas le garder pour toute la vie. Perdre un enfant, c’est acquérir une autre vision de la vie, enveloppé(e) dans la force qu’il nous a légué.

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Lecture : « La maladroite » d’Alexandre Seurat

« Je voudrais me rappeler Diana, mieux que je ne peux en vrai. Je voudrais me rappeler tout ce que Diana et moi nous n’avons jamais fait ensemble, comme si nous l’avions fait. Parfois j’écoute des musiques de notre enfance, et je voudrais que la musique me la rappelle, mais la musique ne me rappelle rien, parce que nous n’étions pas ensemble, nous n’avons pas vécu la même enfance. »

Diana, 8 ans, a disparu. Ceux qui l’ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et nous dire ce qui s’est noué sous leurs yeux. Institutrices, médecins, gendarmes, assistantes sociales, grand-mère, tante et demi-frère…
Ce chœur de voix, écrit dans une langue dégagée de tout effet de style, est d’une authenticité à couper le souffle.
Un premier roman d’une rare nécessité.

La maladroite - Alexandre Seurat

La maladroite – Alexandre Seurat

Editeur : Editions du Rouergue (2015)

Pages : 122

Ma note : 5/5

Mon avis :

Je n’irai pas par quatre chemins.
La maladroite est un roman simple et efficace, mais aussi terriblement poignant.
On sait pourquoi on le choisit, pourquoi on le lit, et pourquoi il nous touche.

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Lecture : « L’armée furieuse » de Fred Vargas

« Avec sa blouse à fleurs et son air timide, Valentine Vendermot et son histoire de fantômes ne sont pas de taille à mobiliser une brigade parisienne. Pourtant, le commissaire Adamsberg a très envie de s’intéresser à cette chevauchée nocturne dans le bocage normand. Il délègue l’enquête en cours et se rend sur les lieux : Ordebec, son église, son bistrot, son chemin de Bonneval, ses crimes atroces ».

L'armée furieuse - Fred Vargas

L’armée furieuse – Fred Vargas

Editeur : Editions J’ai lu (2013)

Pages : 441

Ma note : 4/5

Mon avis :

Je connaissais Fred Vargas de nom biensûr, mais je n’avais jamais lu un de ses romans ! C’est maintenant chose faite et c’est une armée, furieuse qui plus est, qui me sert d’entrée en matière.

Je referme à peine l’histoire de papier, la chevauchée fantastique et fantasque, la bouche en forme de cercle qui accompagne la surprise de la découverte de l’affaire.

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Lecture : « Le Livre des Baltimore » de Joël Dicker

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Le livre des Baltimore

Le Livre des Baltimore – Joël Dicker

Editeur : Editions de Fallois (2015)

Pages : 480

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Joël Dicker nous emmène au travers du temps dans une histoire familiale, celle des Goldman.  Lire la suite

Lecture : coup de coeur pour « Nymphéas noirs »

Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

Nymphéas noirs

Nymphéas noirs – Michel Bussi

Editeur : Pocket (2013)

Pages : 492

Ma note : 5/5

Mon avis :

Il y a quelques jours, j’ai terminé ce roman de Michel Bussi, « Nymphéas noirs ».
Je ne me perdrai pas dans un long discours, j’ai été complètement emballée par cette sombre et mystérieuse affaire extrêmement bien ficelée, par ce mélange de passé et de présent et la pluralité des personnages énigmatiques, mais aussi par la découverte du pays de Monet.  Lire la suite