Lecture : « Le bruit des avions » de Sophie Reungeot

Deux vies se percutent, une amitié naît.

Vendredi 13 – Paris 11e. Audrey s’engouffre dans le premier taxi venu et prend place sur le siège passager. À l’arrière, il y a Laura, qui n’avait pas prévu de débarquer avec une inconnue chez sa mère, au 18e étage d’une tour au sud de la capitale.

Ce qui était prévu et ce qui ne l’était pas, c’est tout l’enjeu de cette nuit particulière et de celles qui viendront. Car les heures blanches qui suivent l’attaque au Bataclan agissent comme un révélateur pour ces deux jeunes femmes si diamétralement opposées, qui prennent la mesure de ce qu’étaient jusqu’alors leurs vies. Des vies écrites sur des rêves qui n’étaient pas toujours les leurs et dont il ne reste qu’une empreinte, des costumes endossés malgré les coutures qui craquent, des énigmes familiales jamais percées auxquelles il faut s’atteler. Parce que le temps presse.

Une histoire de providence ? Une amitié comme un coup de foudre pour commencer. Et la route que vont prendre Laura et Audrey au son de vieilles cassettes poussées au maximum, pour tenir le trouble à distance et embrasser le présent. De Paris à Las Vegas en passant par Berlin, l’épopée sur un air de Kate Bush peut commencer.

Le bruit des avions – Sophie Reungeot

Éditeur : Harper Collins, Traversée (7 octobre 2020)

Pages : 281

Ma note : 3,5/5

Mon avis :

Ce roman aux saveurs d’amitié et de secrets de famille fut agréable à lire mais il n’a pas su me transporter complètement.
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Lecture : « Après les chiens » de Michèle Pedinielli [Explorateurs du Polar]

Printemps 2017. Ghjulia Boccanera tombe par hasard à Nice sur le cadavre d’un jeune Érythréen. Si l’enquête de police est confiée à son ex, le commandant Santucci, Diou décide de remonter elle-même la piste pour découvrir l’identité du mort et ne pourra éviter de chercher aussi celle de son bourreau. Une piste qui la mène sur la route des réfugiés fuyant la terreur de leurs pays d’origine et qui tentent de passer en France pour atteindre ­l’Allemagne ou l’Angleterre, nouvelles terres promises.

Automne 1943. Un jeune garçon emprunte régulièrement le sentier qui traverse la frontière franco-italienne pour faire passer en Italie des juifs traqués par l’occupant nazi.

Près de trois quarts de siècle séparent ces deux histoires qui se font pourtant écho lorsqu’il s’agit de franchir une frontière pour sauver sa vie…

Après les chiens – Michèle Pedinielli

Éditeur : L’Aube noire (02 mai 2019)

Pages : 247

Ma note : 4/5

Mon avis :

Je découvre Michèle Pedinielli avec ce livre qui est le deuxième tome de la saga Ghjulia Boccanera. Même si j’aurai préféré avoir lu le premier, j’ai passé un très bon moment en compagnie des personnages, et notamment avec ce personnage principal au caractère bien trempé. Lire la suite

Lecture : « L’Âne mort » de Chawki Amari

Au cœur des monts Djurdjura avance un vieux break bleu avec, à bord, Lyès, Mounir et Tissam, trois Algérois en fuite et, dans son coffre, un âne mort. Cet étrange trio roule en direction des montagnes kabyles, comme la promesse d’un refuge où déposer les secrets qui les hantent et dissimuler leur compagnon d’infortune.

Panne après panne, virage après virage, leur périple aussi intense que rocambolesque est ponctué de considérations philosophiques et questions existentielles à mesure que le chemin des trois vagabonds croise celui d’Amel aux fausses bonnes idées, Slim qui passe ses journées à pousser des pierres du haut des falaises, ou Izouzen, mystérieux libraire retiré dans son sanctuaire, au milieu de centaines d’ouvrages et des sépultures de ses épouses successives.

De cette épopée fascinante et furieusement poétique jaillit une réflexion tragique sur le temps qui passe et qui échappe, nous attirant inexorablement vers les profondeurs et la noirceur de l’âme humaine, au plus vrai et au plus juste de la littérature et du monde d’aujourd’hui.

L’Âne mort – Chawki Amari

Éditeur : Éditions de l’Observatoire (08 janvier 2020)

Pages : 167

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Voilà un roman qui se démarque par son écriture, autant instruite que désopilante, mais aussi par son histoire, cocasserie baignée d’une philosophie hilarante.
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Lecture : « Au soleil redouté » de Michel Bussi [Explorateurs du Polar]

Au cœur des Marquises, l’archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, cinq lectrices participent à un atelier d’écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers.
Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d’elles, à portée de main ?
Au plus profond de la forêt tropicale, d’étranges statues veillent, l’ombre d’un tatoueur rôde.
Et plein soleil dans les eaux bleues du Pacifique, une disparition transforme le séjour en jeu… meurtrier ?
Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir… et mourir.
Yann, flic déboussolé, et Maïma, ado futée, trouveront-ils lequel des hôtes de la pension Au soleil redouté… est venu pour tuer ?

Au soleil redouté – Michel Bussi

Éditeur : Presses de la Cité (06 février 2020)

Pages : 427

Ma note : 4,75/5

Mon avis :

Michel Bussi a de nouveau su conquérir mon cœur de lectrice avec ce polar d’évasion à la sauce Dix petits nègres.
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Lecture : « Du haut d’un brin d’herbe, on voit bien la Terre » d’Antoine Paje

À quoi ça rime, tout ça ? Arthur Darrobat, la trentaine, chimiste, voulait trouver un remède à la maladie d’Alzheimer. Vivre le grand amour avec Sophie. Bref : réussir sa vie. Le voilà désormais démissionnaire et célibataire, avec pour seule compagne la chatte laissée par son ex – une siamoise tout en griffes qui le déteste, et réciproquement… Que faire, maintenant ? Et pourquoi ? Le Parisien s’installe alors à la campagne – pays du temps long où règnent les abeilles, les menus tracas, le bruit du vent. Du haut de son brin d’herbe, trouvera-t-il enfin ce sens qui manque à sa vie ?

Du haut d’un brin d’herbe, on voit bien la Terre – Antoine Paje

Éditeur : Pocket (4 juin 2020)

Pages : 209

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Aujourd’hui, je vous présente un petit roman qui fait du bien, qui allie l’humain à la nature, et qui fait passer un agréable moment à son lecteur.
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Lecture : « Les Rues bleues » de Julien Thèves

1989. Un jeune homme fuit la province et sa famille pour vivre à Paris et devenir lui-même. Il découvre la solitude, les fêtes et la beauté de la ville fascinante. Avec les années, le monde, autour de lui, change.

Les Rues bleues – Julien Thèves

Éditeur : Buchet/Chastel (16 janvier 2020)

Pages : 252

Ma note : 3,25/5

Mon avis :

J’ai découvert ce roman-hommage à Paris de Julien Thèves et je dois vous avouer que je suis mitigée…
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Lecture : « Une vie et des poussières » de Valérie Clo

Chaque jour, pendant quelques mois, Mathilde, que ses enfants ont placée dans une maison de retraite, tient son journal et raconte sa vie. Il y a le passé, l’enfance pendant la guerre, la douleur toujours à fleur de peau. Et le présent, la vie au jour le jour dans son nouveau logement, les compagnons de fortune, l’aide-soignante si lumineuse et douce, les rires…

Une vie et des poussières est un portrait superbe et émouvant de femme, un livre de vie qui rend hommage avec tendresse à l’univers si particulier des Ehpad.

Une vie et des poussières – Valérie Clo

Éditeur : Buchet/Chastel (05 mars 2020)

Pages : 228

Ma note : 4/5

Mon avis :

Durant un peu plus d’une année, au fil des mois, Mathilde, octogénaire en Ehpad, nous raconte son passé et son présent. Ou plutôt, nous lisons son carnet de vie. C’est tendre, drôle, émouvant.
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Lecture : « La science de l’esquive » de Nicolas Maleski

« Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur. »

Kamel Wozniak est en fuite. Locataire d’un meublé où pour rester invisible il faut se montrer habile, l’ancien boxeur sur ses gardes tente de se faire oublier le temps d’un été au vert. Mais de qui ? Et où s’arrête son plan B ? Difficile de disparaître dans une petite ville où un garçon comme lui, aux airs de desperado, n’est pas sans piquer les curiosités.
Après Sous le compost, Nicolas Maleski signe un roman qui s’ouvre comme un film des frères Coen, ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.

La science de l’esquive – Nicolas Maleski

Éditeur : Harper Collins (08 janvier 2020)

Pages : 217

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Kamel Wozniak, ancien boxeur, est en cavale. Nous savons qu’il a commis un acte mauvais, qu’il est coupable de quelque chose, mais la raison ménage le suspense sur une grande partie du récit. Nous suivons alors ses réflexions, ses tourments, son envie de se faire oublier, son plan B. Nous entrons dans son esprit. Nous apprenons à connaître ce personnage qui ne semble pourtant pas si détestable. Lire la suite

Concours : Gagnez la revue des Fêtes PAGE n°199 + des goodies (5 gagnants !)

Bonjour à tous ! C’est bientôt Noël ! J’ai le plaisir de vous proposer un concours pour remporter la très jolie revue PAGE des Libraires et ses goodies ! Ce sera malheureusement le dernier avec PAGE puisque je stoppe notre partenariat par manque de temps. Mais j’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous la présenter, regardez 🙂

Nous vous proposons donc de remporter la revue PAGE des Fêtes (le numéro n°199) mais aussi un sac en toile, un carnet et un marque-page. Découvrir la suite et participer

Lecture : « Pater dolorosa » de Jérémie Szpirglas

Pour l’immense majorité des futurs parents, la grossesse, nimbée d’une aura magique, est synonyme de bonheur et de plénitude. Pour quelques-uns en revanche, les mauvaises nouvelles s’enchaînent au fil des examens médicaux, et le prodige tourne au cauchemar.

D’une écriture alliant sensibilité et audace stylistique, Jérémie Szpirglas retrace cette épreuve, traversée avec sa famille. Donnant le point de vue rarement entendu d’un père, il raconte leur histoire pour tous ceux qui font ou feront un jour face au deuil périnatal. Dans cette enquête intérieure précise et sincère, il partage également la douleur lancinante, la culpabilité, la résignation et les doutes incessants. Comment le couple, la famille, peuvent-ils y survivre ? Comment envisager une nouvelle grossesse, sachant qu’elle peut à son tour se solder par un deuil ?
Un récit fiévreux et poétique, qui suit au jour le jour les tourments d’un couple dans la tempête.

Pater dolorosa – Jérémie Szpirglas

Éditeur : Le Passeur (14 mars 2019)

Pages : 222

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Le deuil périnatal. Comment pouvais-je ne pas désirer lire ce roman, moi qui l’ai vécu. Même si la cause n’est pas la même que celle de Jérémie Szpirglas et sa femme, la douleur reste la même, et le séisme qui lézarde le couple aussi. C’est donc avec beaucoup d’empathie que je me suis plongée dans ce récit, celui du point de vue de l’homme, du père.
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