Lecture : « L’Île des Bienheureux » de Vea Kaiser (Rentrée littéraire)

Tout commence dans les années cinquante dans un petit village grec divisé par la guerre. Yaya Maria, grand-mère et entremetteuse patentée, décide, à la suite d’un rêve prémonitoire, de marier son petit-fils, Lefti, avec sa cousine, Eleni, pour assurer la pérennité de sa famille.
Mais ni Eleni, qui ne songe qu’à faire sa propre révolution, ni Lefti, qui n’aspire qu’à la paix, ne veulent de cette union. Cependant, parce qu’elle a eu la mauvaise idée d’insulter le chef de la police locale, Eleni se trouve face à un dilemme : séjourner en prison pour une période indéterminée ou épouser Lefti et rentrer dans le droit chemin. Malgré eux, les deux cousins exaucent donc le souhait de Yaya Maria, ignorant qu’ils condamnent ainsi leur famille au malheur pour plusieurs générations.
Endiablé, drôle et tendre, un roman qui parle de nostalgie, de renouveau et du grand amour – que l’on ne rencontre pas qu’une fois.

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L’Île des Bienheureux – Vea Kaiser

Éditeur : Presses de la Cité (paru le 26 janvier 2017)

Pages : 458

Ma note : 3,25/5

Mon avis :

Je l’ai commencé, je l’ai reposé, je l’ai repris, je l’ai mis en attente, je l’ai continué, puis je l’ai terminé. J’ai aimé, j’ai souri, j’ai subi des longueurs, j’ai trépigné, je me suis impatientée et je l’ai de nouveau aimé. Voici mon histoire sinueuse avec ce roman.  Lire la suite

Lecture : K.O. debout de Mahault Mollaret [Rentrée littéraire]

Je mourrai à 27 ans. Je l’ai décidé, intégré, digéré. Suffisamment tôt pour qu’il soit impossible de faire machine arrière. Je me suis fixé des règles précises. Ne m’attacher à rien, ni à personne.
A 8 ans, Ramon m’est tombé dessus. Exception. Fallait le voir. Un sacré bordel, le môme. Orphelin, père inconnu, mère dérouillée par son mec. Ramon, c’était le meilleur d’entre nous. La douceur incarnée. Derrière toute sa tendresse, il rongeait son frein. Dix ans plus tard, il a fini par péter les plombs et depuis qu’il est interné chez les dingues, je l’attends.
C’est pour aujourd’hui. Sortie d’essai. Quinze jours sans accroc et mon pote sera enfin libre de commencer sa vie. Moi, de terminer la mienne en m’assurant que rien ne vienne plus jamais l’abîmer.
Quitte à connaître sa fin, autant qu’elle profite aux autres.

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K.O. debout – Mahault Mollaret

Éditeur : Plon (12 janvier 2017)

Pages : 188

Ma note : 4/5

Mon avis :

On me dit à l’oreillette que ceci est un premier roman.

Étant donné la maturité littéraire de cet ouvrage, j’avais peine à le croire ! On ne peut résolument pas enlever cette immense qualité à ce roman. Tel un fouillis maîtrisé, nous plongeons dans la tête du narrateur, mais aussi dans celle de son grand ami, Ramon. Un bordel fou conté par une auteure de talent !  Lire la folle suite

Lecture : « Représailles » de Hans Koppel [Rentrée littéraire]

Calle Collin, journaliste free-lance, rédige pour un hebdomadaire le portrait de Kent, un adolescent mort des années plus tôt dans un tragique accident. Il rencontre son frère, Mattias, homme de main et amant de Sara, redoutable femme d’affaires mafieuse.
Après avoir lu l’article, Anders Malmberg, célèbre chroniqueur, qui était en classe avec Kent, est choqué. Il décide de rétablir la vérité sur la personnalité de Kent, son harceleur, son pire cauchemar… au risque de provoquer Mattias, et surtout Sara, qui aurait préféré que certains secrets restent enfouis.
Les représailles de la jeune femme, qui seront d’une cruauté proche de la folie, ne font que commencer… Personne ne sera à l’abri.

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Représailles – Hans Koppel

Éditeur : Presses de la Cité (26 janvier 2017)

Pages : 283

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Je suis assez déroutée par ce roman. Annoncé comme un thriller, j’ai moi-même assez de mal à le situer réellement. Entre roman policier, polar et thriller, il chavire les codes et bouscule nos habitudes. J’ai adoré le lire, je l’ai dévoré même mais il y a un je-ne-sais-quoi qui m’a dérangée. Je ne m’attendais pas à ce dénouement, je ne le souhaitais pas peut-être, alors il m’a perturbée, j’ai besoin de le digérer. Pourtant, rien de compliqué dans son contenu. Tiens, d’ailleurs c’est surement cela qui me fait douter un peu. Je m’attendais à un scénario plus tordu, un peu plus psychologique. C’était un peu facile parfois. Et pourtant je l’ai aimé, oui, je n’en ai fait qu’une bouchée.  Lire la suite

Lecture : « La Promesse d’un ciel étoilé » d’Alison McQueen [Rentrée littéraire]

Un amour interdit. Un secret inavouable. La fin d’un empire.

1957. Sophie a vingt-sept ans lorsqu’elle épouse Lucien, un diplomate avec qui elle part s’installer à New Delhi, destination qui réveille en elle de douloureux souvenirs que son mari ignore…
1947. Sophie emménage dans le nord des Indes, dans le palais d’un maharaja ; son père vient d’être nommé assistant du médecin chef. Pour échapper à sa mère tyrannique, Sophie explore le luxueux palais et rencontre, dans le dédale de couloirs, Jag, un jeune indien de son âge. Immédiatement complices, ils se voient en cachette. La nuit de la Partition, le 15 août 1947, ils consomment leur amour dans un jardin du palais.
De retour sur les terres indiennes, Sophie parviendra-t-elle à se réconcilier avec son passé ?

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La Promesse d’un ciel étoilé – Alison McQueen

Éditeur : Presses de la Cité (paru le 19 janvier 2017)

Pages : 463

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

Quelle jolie couverture, quelle jolie promesse d’un instant délicieux de lecture. En effet, entre récit historique et romance, La Promesse d’un ciel étoilé bascule véritablement le lecteur dans un vase d’émotions.  Découvre la suite

Lecture : « La Porte du ciel » de Dominique Fortier [Rentrée littéraire]

Au cœur de la Louisiane et de ses plantations de coton, deux fillettes grandissent ensemble. Tout les oppose. Eleanor est blanche, fille de médecin ; Eve est mulâtre, fille d’esclave. Elles sont l’ombre l’une de l’autre, soumises à un destin qu’aucune des deux n’a choisi. Dans leur vie, il y aura des murmures, des désirs interdits, des chemins de traverse. Tout près, surtout, il y aura la clameur d’une guerre où des hommes affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.
Plus loin, dans l’Alabama, des femmes passent leur vie à coudre. Elles assemblent des bouts de tissu, Pénélopes modernes qui attendent le retour des maris, des pères, des fils partis combattre. Leurs courtepointes sont à l’image des Etats-Unis : un ensemble de morceaux tenus par un fil – celui de la couture, celui de l’écriture.
Entre rêve et histoire, Dominique Fortier dépeint une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer et pose avec force la question de la liberté.

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La Porte du ciel – Dominique Fortier

Éditeur : Les Escales (5 janvier 2017)

Pages : 253

Ma note : 3,5/5

Mon avis :

Je remercie tout d’abord les Éditions Les Escales qui m’ont permis de découvrir ce roman qui faisaient partie de mes grandes envies pour cette rentrée littéraire, et dont le sujet est un de mes thèmes de prédilection.  Lire la suite

Lecture : « Moi, Édouard, vieux garçon, maniaque et fier de l’être » d’Édouard Moradpour [Rentrée littéraire]

Mes 33 tics et tocs les plus toqués. Peut-on vivre heureux lorsque l’on est atteint de troubles obsessionnels compulsifs ? Édouard a la soixantaine, il est en bonne santé et il est heureux dans sa vie privée comme dans sa vie professionnelle. Et pourtant… Il a attaché une corde à nœuds à son balcon en cas d’incendie ; il ne voyage jamais sans sa trousse contenant 127 articles ; il a 18 parapluies de toute taille et une hache sous son lit ; il conserve depuis 40 ans sacs en plastique, boîtes de chocolat vides et diverses pièces détachées usagées ; sa cuisine est toujours remplie de produits non consommés automatiquement renouvelés avant leur date de péremption ; il a 40 boîtes de somnifère en réserve pour deux ans ainsi que 5 exemplaires du même portable préhistorique avec 11 batteries de rechange au cas où… Malgré cela, sa vie est tout sauf un enfer ! Car, oui, Édouard est bien dans sa peau ! Un témoignage thérapeutique, plein d’humour et d’autodérision, qui décomplexera les plus toqués d’entre nous et rassurera leur entourage !

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Moi, Édouard, vieux garçon, maniaque et fier de l’être – Édouard Moradpour

Éditeur : Michalon (5 janvier 2017)

Pages : 163

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Il est assez rare qu’une personne atteinte de TOC – Troubles Obsessionnels Compulsifs – en parle avec autant de décomplexion et d’humour, et surtout qu’elle le vive bien.  Lire la suite