Lecture : « L’assassin de ma sœur » de Flynn Berry (Rentrée littéraire septembre 2018)

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

L’assassin de ma sœur – Flynn Berry

Éditeur : Presses de la Cité (20 septembre 2018)

Pages : 266

Ma note : 3,5/5

Mon avis :

L’assassin de ma sœur me laisse sur une note mitigée pour plusieurs raisons même si ce roman, contemporain, psychologique, à peine policier mais pas du tout thriller, se lit vite et sans trop d’encombre.  Lire la suite

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Sélection : 10 romans de la Rentrée littéraire 2018 (août – septembre)

Cette fois, j’ai voulu vous présenter un échantillon rigoureusement sélectionné par mes soins lors de cette Rentrée littéraire. J’ai parcouru les sites des éditeurs et je me suis efforcée d’en retenir seulement dix. Mes choix sont très personnels et évidemment la liste n’est pas exhaustive, il y a beaucoup d’autres romans intéressants à découvrir à cette occasion. Mais l’heure des choix a sonné !
Merci aux auteurs et aux Maisons d’édition de nous proposer tant de romans variés, enflammés, torturés, addictifs…

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La Saison des fleurs de flamme de Abubakar Adam Ibrahim
Éditions de l’Observatoire – 22/08/18 – 417 pg

Lorsque Binta surprend Reza en pleine effraction chez elle, couteau à la main, son destin s’enlace à celui du jeune dealer. Malgré l’étrangeté de leur attirance réciproque, à leurs yeux interdite, éclot entre cet homme de main d’un politicien corrompu et cette veuve musulmane de trente ans son aînée une passion illicite, sensuelle et déchirante.

À travers l’histoire tragique de cette union au parfum de scandale, composée de colères contenues et d’émotions taboues, de couleurs vivaces et d’odeurs éternelles, Abubakar Adam Ibrahim capture l’essence provocante du Nigéria comme peu d’autres romanciers ont osé le faire.

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Lecture : « Fantazmë » de Niko Tackian [Explorateurs du Polar 2018]

Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.
Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre où s’affronteront inévitablement son devoir de policier et ses sentiments d’être humain.

Fantazmë – Niko Tackian

Éditeur : Calmann-Lévy (Janvier 2018)

Pages : 264

Ma note : 4/5

Mon avis :

J’avais mis Fantazmë dans ma liste d’envie pour les Explorateurs du Polar car j’avais apprécié Toxique. On sentait qu’effectivement, le personnage de Tomar Khan serait de retour, et je fus ravie de le retrouver dans ce second tome. Même s’il peut se lire indépendamment du premier, personnellement j’aime bien lire une série depuis le départ, et dans l’ordre, ne serait-ce que pour l’évolution des personnages, leur psychologie qui est ici, une fois encore, très développée.  Lire la suite

Lecture : « La Grande Roue » de Diane Peylin (Rentrée littéraire Janvier 2018)

Été 1986. Emma rencontre Marc au pied d’une Grande Roue. Elle a dix-neuf ans, et le cœur d’une poupée. Lui est déjà un homme. Commence entre eux une histoire d’amour. Intense. Urgente. Si forte qu’on en oublierait que les plus beaux contes cachent parfois des ogres…
Au côté d’Emma, il y a Tess qui avance dans la nuit, David au sommet d’une montagne et Nathan dans le bureau d’un flic. D’autres destins, d’autres chaos.
Les blessures de la vie les ont isolés du reste du monde. Ils marchent. Trébuchent. Se relèvent. À la recherche de leur identité.

La Grande Roue – Diane Peylin

Éditeur : Les Escales (11 janvier 2018)

Pages : 251

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Emma aime follement Marc. Marc est son tout. Emma est sa poupée. Marc fait exister Emma. Emma se sent vivre passionnément. Marc la bouscule. Emma le réconforte. Marc la chahute. Emma minimise. Marc se fait pardonner. Emma est sa poupée, plus que jamais. Marc l’insulte. Emma pleure. Marc la couvre de cadeaux et de baisers. Emma sourit. Marc lui fait deux enfants. Emma les aime plus que tout au monde et la louve qui est en elle gronde. Marc lève la main. Emma faiblit. Marc est violent. Emma sombre et se ment.  Lire la suite

Lecture : « La fille sous la glace » de Robert Bryndza (Rentrée littéraire Janvier 2018)

Le froid a figé la beauté de ses traits pour l’éternité.

La mort d’Andrea est un mystère, tout comme l’abominable secret qu’elle emporte avec elle…

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l’inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l’enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s’interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n’était pas le tueur, mais elle-même ?

Sur la glace, aucun faux pas n’est permis.

La fille sous la glace – Robert Bryndza

Éditeur : Belfond Noir (25 janvier 2018)

Pages : 435

Ma note : 4/5

Mon avis :

C’est un polar glaçant que j’ai eu plaisir à lire. La DCI Foster qui enquête sur le meurtrier de la jeune fille bourgeoise découverte dans un lac gelé m’a plu et comme c’est un premier tome d’une saga avec cette inspectrice, c’est un bon point.  Lire la suite

Lecture : « L’enfant de mon mari » de Deborah O’Connor (Rentrée littéraire Janvier 2018)

Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire : elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt. Ces drames les ont rapprochés. Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney. Emmené sur place, Jason refuse d’y croire. Mais Heidi n’en démord pas. L’intuition vire à l’obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple. Jason lui cache-t-il quelque chose ? L’impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque ? À qui peut-elle se fier ? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout ? Une adrénaline de chaque instant, jusqu’au dénouement, dérangeant et moite.

L’enfant de mon mari – Deborah O’Connor

Éditeur : Presses de la Cité (18 janvier 2018)

Pages : 351

Ma note : 4/5

Mon avis :

Plongée au sein d’un couple meurtri par la disparition de leurs enfants.  Lire la suite

Lecture : « Juste une orangeade » de Caroline Pascal (Rentrée littéraire Janvier 2018)

Raphaëlle est sans nouvelles de sa mère depuis lundi. Deux jours, ce pourrait n’être rien, et pourtant, cette absence est anormale, ce silence inquiétant.

Les heures passent, le temps s’étire, l’angoisse monte. Jour après jour, les inconnues se multiplient pour révéler la part cachée d’une vie que Raphaëlle croyait transparente et le portrait d’une étrangère se dessine derrière le discret veuvage bourgeois.

Soudain seule au milieu d’une vie comblée, Raphaëlle recompose le récit de sa relation avec sa mère, d’occasions ratées en gestes oubliés, de ressemblances voulues en reconnaissances espérées, de malentendus en aveuglements. À mesure que s’égrène le compte à rebours de la détresse, s’impose à elle la réalité d’une disparition, dont le point d’orgue se jouera quelque part au fond de la province.

Juste une orangeade – Caroline Pascal

Éditeur : Éditions de l’Observatoire (10 janvier 2018)

Pages : 246

Ma note : 4/5

Mon avis :

Juste une orangeade est un concentré de liens familiaux, en particulier celui qui unit une mère et sa fille. C’est l’amour qu’elles se portent, c’est la peur de perdre la figure maternelle, c’est ce que l’une croit connaître de l’autre, c’est une introspection de cette relation toute particulière et forte.  Découvrir la suite