Lecture : « La maladroite » d’Alexandre Seurat

« Je voudrais me rappeler Diana, mieux que je ne peux en vrai. Je voudrais me rappeler tout ce que Diana et moi nous n’avons jamais fait ensemble, comme si nous l’avions fait. Parfois j’écoute des musiques de notre enfance, et je voudrais que la musique me la rappelle, mais la musique ne me rappelle rien, parce que nous n’étions pas ensemble, nous n’avons pas vécu la même enfance. »

Diana, 8 ans, a disparu. Ceux qui l’ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et nous dire ce qui s’est noué sous leurs yeux. Institutrices, médecins, gendarmes, assistantes sociales, grand-mère, tante et demi-frère…
Ce chœur de voix, écrit dans une langue dégagée de tout effet de style, est d’une authenticité à couper le souffle.
Un premier roman d’une rare nécessité.

La maladroite - Alexandre Seurat

La maladroite – Alexandre Seurat

Editeur : Editions du Rouergue (2015)

Pages : 122

Ma note : 5/5

Mon avis :

Je n’irai pas par quatre chemins.
La maladroite est un roman simple et efficace, mais aussi terriblement poignant.
On sait pourquoi on le choisit, pourquoi on le lit, et pourquoi il nous touche.

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Lecture : « L’armée furieuse » de Fred Vargas

« Avec sa blouse à fleurs et son air timide, Valentine Vendermot et son histoire de fantômes ne sont pas de taille à mobiliser une brigade parisienne. Pourtant, le commissaire Adamsberg a très envie de s’intéresser à cette chevauchée nocturne dans le bocage normand. Il délègue l’enquête en cours et se rend sur les lieux : Ordebec, son église, son bistrot, son chemin de Bonneval, ses crimes atroces ».

L'armée furieuse - Fred Vargas

L’armée furieuse – Fred Vargas

Editeur : Editions J’ai lu (2013)

Pages : 441

Ma note : 4/5

Mon avis :

Je connaissais Fred Vargas de nom biensûr, mais je n’avais jamais lu un de ses romans ! C’est maintenant chose faite et c’est une armée, furieuse qui plus est, qui me sert d’entrée en matière.

Je referme à peine l’histoire de papier, la chevauchée fantastique et fantasque, la bouche en forme de cercle qui accompagne la surprise de la découverte de l’affaire.

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Lecture : « Le Livre des Baltimore » de Joël Dicker

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Le livre des Baltimore

Le Livre des Baltimore – Joël Dicker

Editeur : Editions de Fallois (2015)

Pages : 480

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Joël Dicker nous emmène au travers du temps dans une histoire familiale, celle des Goldman.  Lire la suite

Je le sens

Je le sens le bonheur, il est dans mon ventre, en boule, une énergie qui me sert l’estomac, comme jamais. Il envahit mes seins puis ma gorge. Je devrais peut-être le vomir, serait-ce la solution pour le faire apparaître dans ma vie ? Ou bien devrais-je le garder au plus profond de moi ?
Je le sens, il est là, juste ici, il me fait vaciller, perdre l’équilibre, on dirait que je vais tomber dans les pommes ou dans le panneau. Je ne sais pas si je dois le laisser m’emmener, l’y autoriser. Ou peut-être est-ce moi qui devrais le rejoindre. Lire la suite