Lecture : « Une fille comme elle » de Marc Levy

«  Quelle distance nous sépare, un océan et deux continents ou huit étages ?
— Ne soyez pas blessant, vous croyez qu’une fille comme moi…
— Je n’ai jamais rencontré une femme comme vous.
— Vous disiez me connaître à peine.
— Il y a tellement de gens qui se ratent pour de mauvaises raisons. Quel risque y a-t-il à voler un peu de bonheur ? »

À New York, sur la 5Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres…
Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage.

Entrez au N° 12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new yorkaises !

Une fille comme elle – Marc Levy

Éditeur : Robert Laffont / Versilio (18 mai 2018)

Pages : 373

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Voici une comédie romantique qui vous fera passer un bon moment. Je n’ai pas été exceptionnellement transportée, mais ce roman donne toutefois une jolie place aux bons sentiments et à l’humour tout en y mêlant l’actu et aussi une réflexion sur la différence.  Lire la suite

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Lecture : « Toi, moi et tout le reste » de Catherine Isaac

Qui oserait arriver en retard à la naissance de son propre fils, le cou plein de traces de rouge à lèvres ? Adam, apparemment. Pour Jess, la coupe est pleine. Elle le quitte.
Dix ans plus tard, pour exaucer l’un des derniers souhaits de sa mère, atteinte d’une maladie dégénérative, Jess accepte d’emmener William passer du temps en France avec son père, désormais propriétaire d’un magnifique relais château près de Sarlat. Pendant toutes ces années, Adam ne s’est jamais vraiment intéressé à l’enfant.
Jess a donc une mission : faire en sorte qu’Adam et William nouent une vraie relation. Et, de préférence, en évitant de retomber amoureuse de son ex – la vie est déjà bien assez compliquée comme ça !

Toi, moi et tout le reste – Catherine Isaac

Éditeur : Presses de la Cité (12 avril 2018)

Pages : 399

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

J’ai adoré ce roman car il est très humain, émouvant et drôle. La plume de l’auteure est parfaite, sans mièvrerie, sans pathos. Les sujets abordés – la maladie, l’amour, les liens familiaux et amicaux – sont savamment dosés afin que le lecteur ne tombe jamais dans les excès. Je l’ai dévoré !  Lire la suite

Lecture : « La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose » de Diane Ducret

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir.
Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie…
On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

Éditeur : Flammarion (28 février 2018)

Pages : 271

Ma note : 4/5

Mon avis :

Parfois la vie nous bouscule et nous emmène sur des chemins bien tortueux. C’est franchement le cas d’Enaid dont nous suivons les péripéties de l’enfance jusqu’à ses trente ans. Au fil des courts chapitres, les principaux pans de son histoire bien difficile se dévoilent à nous. Les épreuves sont évoquées avec humour et tendresse et ne sont jamais en proie à la plainte et au désespoir. Au contraire, tout est dit de façon directe, sans fioriture aucune, sans s’appesantir dans une situation qui est pourtant bien délicate et qui n’épargne jamais notre héroïne. Mais au lieu de vivre sa vie en boitant, Enaid a décidé de se tenir droite sur une jambe, à la façon des flamants roses. Jusqu’à prendre son envol ? Lire la suite

Lecture : « Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit » de Séverine de la Croix

Et si le bonheur était un sentiment à réinventer ?

Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d’amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents.
Mathilde, sa sœur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu’un bébé, qui refuse d’arriver.
Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher ?
L’anniversaire de Corentin va faire basculer le destin.
Félicité avait promis à son fils de lui révéler l’identité de son père le jour de ses dix ans. Mais impossible d’avouer le secret qu’elle garde douloureusement depuis tant d’années.
(…)

Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit – Séverine de la Croix

Éditeur : Éditions du Rocher (parution le 23 mai 2018)

Pages : 344 (en épreuves non corrigées)

Ma note : 4/5

Mon avis :

Ce fut un bien joli moment de lecture. Même si je lui reproche certaines facilités, ce roman feel-good sait apaiser son lecteur mais aussi le confronter à la dure réalité de la difficulté à avoir un enfant. C’est également une boule de résilience. Comment peut-on pardonner le pire ?  Lire la suite

Lecture : « Un arbre, un jour… » de Karine Lambert

Du haut de mes trente-deux mètres,
je les regarde vivre sur la place du village.
Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours,
j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie.

En ce matin de printemps, un avis d’abattage est cloué sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence.
Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s’unissent pour découvrir qui souhaite la mort du géant. Ensemble, ils combattent cette sentence absurde, tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie au rythme de leurs émotions et de leurs conflits.
Qui l’emportera… le pouvoir ou la solidarité ?
Aux premiers jours de l’été, Clément, Suzanne, Fanny et les autres ne seront plus les mêmes.

Un arbre, un jour… – Karine Lambert

Éditeur : Calmann-Lévy (2 mai 2018)

Pages : 259

Ma note : 4/5

Mon avis :

C’est un roman emprunt d’humanité et de conviction que j’ai eu le plaisir de lire. Tel un oiseau sautillant de branche en branche, nous apprenons, de paragraphe en paragraphe, à connaître quelques habitants de ce petit village de Provence dans lequel se dresse, au cœur de sa place, un majestueux platane centenaire.  Lire la suite

Lecture : « California Girls » de Simon Liberati

En 1969 j’avais neuf ans. La Famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire. J’ai grandi avec l’image de trois filles de vingt ans défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Des droguées… voilà ce qu’on disait d’elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l’emprise d’un gourou qu’elles prenaient pour Jésus-Christ.
Ce fait divers a marqué un tournant historique : la fin de l’utopie des années  1960.
California Girls couvre trente-six heures de la vie de la Famille Manson au moment où elle passe à l’acte. Mon but a été que tout paraisse aller de soi comme dans un roman. J’ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes terreurs enfantines et j’ai revécu seconde par seconde le martyre de Sharon Tate.
S. L.

California Girls – Simon Liberati

Éditeur : Le Livre de Poche (23 août 2017)

Pages : 316

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

J’étais curieuse de lire au sujet de la folie meurtrière de la « Famille » Manson en 1969 puisque je n’avais pas une grande connaissance de ce tragique évènement. Je dois dire que ce roman de Simon Liberati nous informe assez bien sur ce qu’a pu être la vie et les mentalités des « filles » de Charles Manson, gourou adulé. Même si je n’ai pas été absolument emportée, j’ai tout de même apprécié cette lecture.  Lire la suite

Lecture : « La Grande Roue » de Diane Peylin (Rentrée littéraire Janvier 2018)

Été 1986. Emma rencontre Marc au pied d’une Grande Roue. Elle a dix-neuf ans, et le cœur d’une poupée. Lui est déjà un homme. Commence entre eux une histoire d’amour. Intense. Urgente. Si forte qu’on en oublierait que les plus beaux contes cachent parfois des ogres…
Au côté d’Emma, il y a Tess qui avance dans la nuit, David au sommet d’une montagne et Nathan dans le bureau d’un flic. D’autres destins, d’autres chaos.
Les blessures de la vie les ont isolés du reste du monde. Ils marchent. Trébuchent. Se relèvent. À la recherche de leur identité.

La Grande Roue – Diane Peylin

Éditeur : Les Escales (11 janvier 2018)

Pages : 251

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Emma aime follement Marc. Marc est son tout. Emma est sa poupée. Marc fait exister Emma. Emma se sent vivre passionnément. Marc la bouscule. Emma le réconforte. Marc la chahute. Emma minimise. Marc se fait pardonner. Emma est sa poupée, plus que jamais. Marc l’insulte. Emma pleure. Marc la couvre de cadeaux et de baisers. Emma sourit. Marc lui fait deux enfants. Emma les aime plus que tout au monde et la louve qui est en elle gronde. Marc lève la main. Emma faiblit. Marc est violent. Emma sombre et se ment.  Lire la suite