Lecture : « Un jour, il y aura autre chose que le jour » de Diane Peylin

Un soir de tempête et de ténèbres, entre terre et mer, une frêle silhouette chavire contre le vent. Bonnet canari, bottes vertes, Englo, un petit garçon venu d’on ne sait où et envoyé là par sa mère, vient toquer à une porte. Un feu de bûches ; un bol de soupe ; on l’attendait…
Cette famille sera la sienne, des gitans sédentarisés, un peu funambules, un peu magiciens – danseuses et ferrailleurs, cartomanciennes et guérisseurs. Peu à peu, malgré la violence, malgré l’abandon, Englo se fait à cette tribu. Mais y trouvera-t-il vraiment sa place ?

Un jour, il y aura autre chose que le jour – Diane Peylin

Éditeur : Pocket (4 janvier 2018)

Pages : 219

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Diane Peylin me séduit toujours par sa plume délicate et poétique. C’est le troisième roman que je lis de cette auteure et c’est encore un véritable plaisir, de chavirer entre ses mots, de me laisser emporter dans ses contrées oniriques.  Lire la suite

Publicités

Lecture : « La Compagnie des livres » de Pascale Rault-Delmas

Sceaux, 1966. Annie a des livres plein la tête et des rêves qui se bousculent. Dans la librairie de son grand-père, chaque bruissement de page l’éloigne de la sévérité de son éducation bourgeoise et lui fait oublier sa solitude : la Compagnie des livres est son refuge.
Auvergne, 1966. Michel a perdu brutalement un être cher et son innocence d’enfant avec. Des parties de cache-cache dans les bois aux secrets confiés sur le chemin de l’école, rien ne sera plus comme avant. Seuls les romans, qu’il lit caché dans le grenier, apaisent son chagrin.
Lorsque les hasards de la vie poussent Annie et Michel à se rencontrer, il suffit d’un regard pour que ces deux passionnés de lecture se reconnaissent. Mais le monde dans lequel ils grandissent a établi des barrières sociales difficiles à franchir. Et Mai 68 a beau souffler un vent de révolte sur la France, les préjugés ont la vie dure.
Pourtant, ce printemps gorgé d’espoir, de liberté et de promesses leur appartient. Annie et Michel en sont convaincus : c’est maintenant ou jamais que doit s’écrire leur propre histoire.

Comme Annie, Pascale Rault-Delmas a grandi à Paris dans les années 1960. Cinquante ans plus tard, elle nous raconte : Mai 68, l’émancipation des femmes, la métamorphose de la société… Et surtout, son amour pour les livres.

La Compagnie des livres – Pascale Rault-Delmas

Éditeur : Mazarine (13 juin 2018)

Pages : 355

Ma note : 3,5/5

Mon avis :

La Compagnie des livres est un roman sur le bouleversement sociétal des années 60, sur la famille et sur l’amour des livres. Malgré un thème très intéressant, j’ai été gênée de la façon dont l’auteure a écrit son histoire. Cela m’a clairement empêchée de la savourer.  Lire la suite

Lecture : « Complot » de Nicolas Beuglet

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Complot – Nicolas Beuglet

Éditeur : XO Éditions (16 mai 2018)

Pages : 494

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

J’ai lu le premier roman de l’auteur, Le Cri, et je l’avais beaucoup aimé. Alors quand la maison d’édition m’a proposé de lire Complot, je n’ai pas hésité un instant. C’est le deuxième tome avec l’inspectrice Sarah Geringën, il y a donc quelques références au tome précédent même s’il peut se lire indépendamment.  Lire la suite

Lecture : « Une fille comme elle » de Marc Levy

«  Quelle distance nous sépare, un océan et deux continents ou huit étages ?
— Ne soyez pas blessant, vous croyez qu’une fille comme moi…
— Je n’ai jamais rencontré une femme comme vous.
— Vous disiez me connaître à peine.
— Il y a tellement de gens qui se ratent pour de mauvaises raisons. Quel risque y a-t-il à voler un peu de bonheur ? »

À New York, sur la 5Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres…
Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage.

Entrez au N° 12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new yorkaises !

Une fille comme elle – Marc Levy

Éditeur : Robert Laffont / Versilio (18 mai 2018)

Pages : 373

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Voici une comédie romantique qui vous fera passer un bon moment. Je n’ai pas été exceptionnellement transportée, mais ce roman donne toutefois une jolie place aux bons sentiments et à l’humour tout en y mêlant l’actu et aussi une réflexion sur la différence.  Lire la suite

Lecture : « Toi, moi et tout le reste » de Catherine Isaac

Qui oserait arriver en retard à la naissance de son propre fils, le cou plein de traces de rouge à lèvres ? Adam, apparemment. Pour Jess, la coupe est pleine. Elle le quitte.
Dix ans plus tard, pour exaucer l’un des derniers souhaits de sa mère, atteinte d’une maladie dégénérative, Jess accepte d’emmener William passer du temps en France avec son père, désormais propriétaire d’un magnifique relais château près de Sarlat. Pendant toutes ces années, Adam ne s’est jamais vraiment intéressé à l’enfant.
Jess a donc une mission : faire en sorte qu’Adam et William nouent une vraie relation. Et, de préférence, en évitant de retomber amoureuse de son ex – la vie est déjà bien assez compliquée comme ça !

Toi, moi et tout le reste – Catherine Isaac

Éditeur : Presses de la Cité (12 avril 2018)

Pages : 399

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

J’ai adoré ce roman car il est très humain, émouvant et drôle. La plume de l’auteure est parfaite, sans mièvrerie, sans pathos. Les sujets abordés – la maladie, l’amour, les liens familiaux et amicaux – sont savamment dosés afin que le lecteur ne tombe jamais dans les excès. Je l’ai dévoré !  Lire la suite

Lecture : « La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose » de Diane Ducret

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir.
Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie…
On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

Éditeur : Flammarion (28 février 2018)

Pages : 271

Ma note : 4/5

Mon avis :

Parfois la vie nous bouscule et nous emmène sur des chemins bien tortueux. C’est franchement le cas d’Enaid dont nous suivons les péripéties de l’enfance jusqu’à ses trente ans. Au fil des courts chapitres, les principaux pans de son histoire bien difficile se dévoilent à nous. Les épreuves sont évoquées avec humour et tendresse et ne sont jamais en proie à la plainte et au désespoir. Au contraire, tout est dit de façon directe, sans fioriture aucune, sans s’appesantir dans une situation qui est pourtant bien délicate et qui n’épargne jamais notre héroïne. Mais au lieu de vivre sa vie en boitant, Enaid a décidé de se tenir droite sur une jambe, à la façon des flamants roses. Jusqu’à prendre son envol ? Lire la suite

Lecture : « Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit » de Séverine de la Croix

Et si le bonheur était un sentiment à réinventer ?

Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d’amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents.
Mathilde, sa sœur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu’un bébé, qui refuse d’arriver.
Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher ?
L’anniversaire de Corentin va faire basculer le destin.
Félicité avait promis à son fils de lui révéler l’identité de son père le jour de ses dix ans. Mais impossible d’avouer le secret qu’elle garde douloureusement depuis tant d’années.
(…)

Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit – Séverine de la Croix

Éditeur : Éditions du Rocher (parution le 23 mai 2018)

Pages : 344 (en épreuves non corrigées)

Ma note : 4/5

Mon avis :

Ce fut un bien joli moment de lecture. Même si je lui reproche certaines facilités, ce roman feel-good sait apaiser son lecteur mais aussi le confronter à la dure réalité de la difficulté à avoir un enfant. C’est également une boule de résilience. Comment peut-on pardonner le pire ?  Lire la suite