Lecture : « Apprendre à se noyer » de Jeremy Robert Johnson

Qu’avait vu le garçon ? Son père, tendant la main. La gorge sans fin de la bête. Quoi d’autre ? Peut-être était-ce allé si vite qu’il n’avait rien vu. Rien compris. De grâce.

Quelque part dans la jungle somptueuse et inquiétante d’un pays d’Amérique du Sud, un père emmène son fils pêcher, l’autorisant pour la première fois à s’aventurer au milieu d’un fleuve dont les eaux se révèlent aussi dangereuses que généreuses. Ce rite d’initiation va bientôt tourner au cauchemar lorsque le jeune garçon disparaît subitement. À la recherche de son enfant, l’homme débarque sur un rivage hostile, peuplé de tribus, de chamans et de sorcières.

Apprendre à se noyer PHOTO

Apprendre à se noyer – Jeremy Robert Johnson

Éditeur : Le cherche midi (26 août 2021)

Pages : 149

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

La couverture est belle, irisée telle un fleuve gorgé de soleil. Le titre est interrogateur, songeur, et ce qui se cache dans les pages de ce roman s’associe à une sorte de conte baigné de légendes.
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Lecture : « Mon fabuleux jardin en permaculture » de Marie Chioca

Les aficionados de Marie Chioca, lecteurs assidus de son blog Saines gourmandises, savent déjà que c’est une jardinière accomplie. Elle applique depuis longtemps les principes de la permaculture, avec des résultats spectaculaires. Elle nous offre ici, avec simplicité et humilité, le fruit de son expérience. On trouvera donc dans cet ouvrage d’innombrables et précieux conseils (potager, mais également fruits, fleurs, poules et lapins…). Elle nous emmène aussi derrière ses fourneaux (avec 90 recettes !), pour passer dans la foulée du potager à l’assiette.

Un livre incarné, gourmand, beau à regarder… bref, Marie Chioca arrive une fois de plus à nous surprendre et à nous régaler l’œil et les papilles, tout en nous donnant une seule envie : filer directement au jardin !

Mon fabuleux jardin en permaculture – Marie Chioca

Éditeur : Terre vivante (8 mars 2021)

Pages : 320

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

J’ai eu grand plaisir à découvrir ce livre de Marie Chioca. J’ai admiré les jolies photos des jardins potagers, du jardin d’ornement et des animaux, j’ai bavé devant les recettes plus alléchantes les unes que les autres et j’ai lu avec plaisir les astuces de jardinage de l’auteure.
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Lecture : « Fête et défaites » d’Antoine Cristau

Camille et Laurent s’aiment.
Depuis qu’elle est enfant, Camille rêve d’un grand mariage tandis que Laurent, marqué par le divorce de ses parents, s’est juré de ne jamais s’engager. Par amour, chacun fait un pas en direction de l’autre : ce sera un pacs imaginé en petit comité, avec leurs familles et quelques amis. Mais c’est sans compter l’intrusion zélée des parents de Camille dans l’organisation de cette célébration.
Le jour « J » arrive : la fête tiendra-t-elle toutes ses promesses de bonheur ?

Construit de façon originale par une succession de premières pages de roman, Fête et défaites est un récit jubilatoire qui célèbre, dans une unité de temps et de lieu, les joies et les désappointements de l’amour. Servi par une galerie de personnages croqués avec humour et des dialogues ciselés, ce texte offre un plaisir de lecture irrésistible.

Fête et défaites – Antoine Cristau

Éditeur : Le Cherche Midi (6 mai 2021)

Pages : 255

Ma note : 3,5/5

Mon avis :

Ce roman, construit de façon originale, peut déboussoler le lecteur, voire le frustrer. Mais l’écriture truffée d’humour de l’auteur nous fait toujours passer un bon moment.
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Lecture : « Les Espaces Naturels Sensibles du Puy-de-Dôme » de Christian Bouchardy

Quel est le point commun entre la forêt de la Comté, la tourbière de Jouvion, la colline de Mirabel, la vallée des Saints, le bec de Dore, le lac Pavin… ? Tous sont des Espaces Naturels Sensibles (ENS) préservés par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Le Puy-de-Dôme est riche d’une mosaïque de milieux naturels d’une infinie diversité. Certains sites méritent une attention particulière et le Département contribue aux actions de protection et d’aménagements.
Le Département a décidé de contribuer à leur protection en se dotant, dès 1994, de la compétence « Espaces Naturels Sensibles » dans un double objectif :
– Protéger les milieux, les paysages et les espèces floristiques et faunistiques présentant un enjeu patrimonial.
– Aménager les sites à des fins d’ouverture au public et de pédagogie à l’environnement.
Il mène, depuis, aux côtés de partenaires locaux, une politique active de préservation et de valorisation de milieux et espèces singuliers.

Les ENS PHOTO

Les Espaces Naturels Sensibles du Puy-de-Dôme – Christian Bouchardy

Éditeur : de Borée (25 février 2021)

Pages : 139

Ma note : 4/5

Mon avis :

Ce livre réunit deux éléments que j’apprécie énormément : La nature et le Puy-de-Dôme. Autant dire que j’étais heureuse de pouvoir le découvrir !
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Lecture : « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent

Le vieux Germain vit seul dans une ferme au cœur des Vosges. Sa fille lui impose de passer l’hiver avec Basile, lointain neveu qui vient faire sa saison de conducteur d’engin de damage dans la station voisine.
Une jeune femme froide et distante qui conduit les engins des neiges mieux que tous ses collègues masculins, habite la ferme voisine, où ses parents élevaient une meute de chiens de traîneaux quarante ans auparavant.
Mais bientôt, le village est isolé par une terrible tempête de neige qui, de jours en semaines puis en mois, semble ne pas vouloir s’achever. Alors l’ombre des Malamutes ressurgit dans la petite communauté coupée du monde…

Malamute PHOTO

Malamute – Jean-Paul Didierlaurent

Éditeur : Au diable vauvert (11 mars 2021)

Pages : 354

Ma note : 3,75/5

Mon avis :

Si j’ai commencé cette lecture dubitative, elle a finalement su m’intéresser davantage dans ses deux derniers tiers.
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Lecture : « L’hiver de Solveig » de Reine Andrieu

Été 1940. Dans la France occupée par les Allemands, les habitants sont contraints de donner gîte et couvert à l’ennemi. À Lignon, paisible bourg du Bordelais, les Lenoir, une famille de notables, doivent héberger Günter Kohler. Passée sa répulsion première, Noémie, la jeune épouse, éprouve une violente attirance pour l’adjudant  qui vit désormais sous leur toit.

Printemps  1946. La guerre est terminée, mais elle a laissé derrière elle son lot de malheurs, et de nombreux déplacés. Parmi eux, une fillette, retrouvée assise sur un banc, dans un village non loin de Bordeaux. Qui est-elle  ? d’où vient-elle ? et pourquoi semble-t-elle avoir tout oublié  ? Justin, un gendarme de vingt-quatre ans, décide de la prendre sous son aile et de percer le mystère qui l’entoure.

L’hiver de Solveig – Reine Andrieu

Éditeur : Préludes (10 février 2021)

Pages : 437

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Immersion intime au sein d’une famille française en temps de guerre, la Seconde pour être précise.
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Lecture : « Le Vallon des lucioles » de Isla Morley

1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches.

Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse.

Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés.

Le Vallon des lucioles – Isla Morley

Éditeur : Seuil (4 mars 2021)

Pages : 474

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

Au fil de ma lecture, j’ai été de plus en plus passionnée par cette histoire originale qui sous des airs un peu fantastiques au départ finit par nous révéler des faits incroyablement réalistes.
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Lecture : « Par la force des arbres » – Édouard Cortès

Après un coup de tonnerre du destin, Édouard Cortès choisit de se réfugier au sommet d’un chêne, de prendre de la hauteur sur sa vie et notre époque effrénée.

À presque quarante ans, il embrasse femme et enfants, supprime ses comptes sur les réseaux sociaux et s’enfonce dans une forêt du Périgord pour un voyage immobile. Là, dans une cabane construite de ses mains, il accomplit son rêve d’enfant : s’enforester, rompre avec ses chaînes, se transformer avec le chêne, boire à la sève des rameaux. Ce printemps en altitude et dans le silence des bois offre une lecture de la nature qui ne se trouve dans aucun guide ou encyclopédie. Le chêne si calme abrite un cabinet de curiosités et accorde pendant trois mois à l’homme perché une rêverie sous les houppiers et les étoiles. Il faut savoir parfois contempler une colonie de fourmis savourant le miellat, écouter un geai ou un couple de mésanges bleues, observer à la loupe des champignons et des lichens pour comprendre le tragique et la poésie de notre humanité. Afin de renouer avec l’enchantement et la clarté, l’homme-arbre doit couper certaines branches, s’alléger et se laisser traverser par la vie sauvage avec le stoïcisme du chêne.

Par la force des arbres – Édouard Cortès

Éditeur : Éditions des Équateurs (21 octobre 2020)

Pages : 174

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

Édouard Cortès, déprimé à la quarantaine, a décidé de s’immerger au cœur de la forêt au lieu d’en finir avec la vie, avec cette vie qui ne lui correspond plus. Il s’est isolé du monde des Hommes pour rejoindre temporairement celui des arbres et de leurs habitants. Une connexion totale avec la nature dans une cabane construite au sein d’un chêne.
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Lecture : « Oiseaux, sentinelles de la nature » de Frédéric Archaux

Y a-t-il plus bel emblème de la nature que les oiseaux ? Non seulement ils peuplent notre imaginaire mais ils sont absolument partout à la surface du globe. Pourquoi ce succès ? Les oiseaux bénéficient d’un de ces coups de génie de l’évolution, la plume. Elle permet au lagopède alpin de se fondre incroyablement dans le paysage, comme elle offre au paon une extravagante parure. Excellent isolant et imperméable, léger et résistant à la fois, le plumage a permis la conquête de l’eau, des terres et bien sûr des cieux ! Grâce à lui, les grands migrateurs sillonnent le monde, avec cette incroyable liberté de pouvoir changer de milieu quand celui-ci se modifie.

Pour faire face à toutes les contraintes de l’environnement, il a fallu bien d’autres innovations… Creuser le bois avec sa tête comme le pic, sans faire une syncope, ne pas mourir de soif en mer comme l’albatros ou dormir en volant tel le martinet… Comment font-ils ? Comment la chouette arrive à localiser précisément ses proies dans l’obscurité ? Et le jeune rossignol, comment apprend-il à chanter ? Qu’est-ce qui pousse l’hirondelle à partir pour l’Afrique ? Par quelle magie retrouve-t-elle son nid à son retour ? La gent ailée est aussi un peuple fragile, que perturbent les activités humaines. Si le pigeon ramier ou le geai s’invitent dans nos villes, des pans entiers de notre avifaune disparaissent avec ses milieux, jusqu’à notre si proche moineau. Que deviendrait l’humanité dans un monde sans oiseaux ?

Cet ouvrage s’adresse aux ornithologues et à tous les amoureux des oiseaux, sensibles aux formidables capacités d’adaptation et à la beauté de ces irremplaçables sentinelles de la nature.

Oiseaux, sentinelles de la nature (2ème édition) – Frédéric Archaux

Éditeur : Quae (15 octobre 2020)

Pages : 174

Ma note : 4,25/5

Mon avis :

J’ai pris le temps de lire et d’admirer ce joli livre sur les oiseaux. Les photos sont sublimes !
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Lecture : « Les déviantes » de Capucine Delattre

Le monde d’Anastasia s’est effondré.
À 29 ans, elle avait l’argent, la stabilité, le prestige. Hier encore, elle exerçait de hautes fonctions dans une grande entreprise. Une conquérante, Anastasia. Toujours en avance sur son monde. Même pour son cancer du sein.
Pour la première fois de sa vie, la voilà limitée. Pourtant, la maladie n’est pas le sujet de son histoire. Plutôt un point de départ, un détonateur. Un accélérateur. Un catalyseur.
Anastasia devient une déviante, celle par qui tout commence, capable d’attirer dans son sillage deux déviantes en germe, Iris et Lolita. Ensemble, elles vont prendre goût au saccage de leurs courtes existences et s’autoriser à déployer leurs rêves.
À elles trois, elles incarnent une jeunesse qui refuse de se laisser abîmer, une vocation en marche et, surtout, la possibilité de nouvelles trajectoires.

Les déviantes – Capucine Delattre

Éditeur : Belfond (20 août 2020)

Pages : 257

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

Ce roman, c’est le premier d’une auteure de 19-20 ans qui m’a éblouie par sa maturité, par l’expérience de vie que personne n’est censé avoir à cet âge-là. C’est comme si Capucine Delattre avait déjà vécu mille et une souffrances, mille et une résurrections. Comme si elle avait déjà tout compris. C’est merveilleux de réalisme et de justesse. Et cette écriture…
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