Lecture : « Mon dernier continent » de Midge Raymond

Ushuaia, la fin du monde, le début de tout.
Deb et Keller se retrouvent chaque année au coeur des eaux froides de l’Antarctique pour étudier les manchots empereurs et les Adélie. Dans ce bout du monde entouré de glaciers et d’icebergs, ils oublient pour un temps les chagrins de leurs vies. Mais l’Antarctique, comme leur amour, est fragile et menacé. Une nouvelle saison commence. Au moment de lever l’ancre, Keller n’est pas à bord du Cormoran, le bateau qui doit les conduire à la station de recherche. Peu après, le Cormoran reçoit un signal de détresse d’un paquebot de croisière prisonnier des glaces…
Midge Raymond nous entraîne dans un voyage inoubliable aux confins du continent blanc, territoire à la beauté âpre où le moindre faux pas peut s’avérer tragique.

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Mon dernier continent – Midge Raymond

Éditeur : Stock (paru le 2 novembre 2016)

Pages : 294

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

Ce roman souffle le chaud et le froid, nous transperce le cœur et nous piège dans la glace de l’Antarctique. Nous y trouvons de l’amour, de la passion, une nature à préserver, une catastrophe et un éveil de la conscience écologique. 

Dans une écriture sincère, Midge Raymond nous livre un récit passionnant et passionné au cœur de ce continent situé à l’Extrême-Sud sur lequel la nature sauvage n’est pas indemne du réchauffement climatique, des ravages du tourisme et de l’inconscience des Hommes. Sans moralisation, l’auteure nous apprend à considérer de plus près ce territoire en danger qui ne pardonne aucunement les faux pas. Elle nous sensibilise également sur les conditions fragiles des manchots, sur leur destin parfois tragique, sur la vie qui ne tient qu’à un fil, sur l’avenir pessimiste qui malheureusement se profile.

« En Antarctique, chaque initiative a de lourdes conséquences, chaque dénouement est soit une tragédie, soit un miracle. »

Au fil des chapitres, nous suivons Deb, son parcours, son présent et son passé. Nous assistons à la naissance de sa passion pour l’Antarctique, à ses rencontres humaines et animales, à ses questionnements, ses désillusions et ses espoirs. Au fur et à mesure de notre avancée dans le récit, nous approchons de la catastrophe et de ses conséquences sur l’environnement mais aussi sur les Hommes. Nous tournons les pages avec empathie et frissons. Nous ne pouvons plus attendre, nous voulons connaître le fin mot de l’histoire, nous sommes complètement transportés. J’écris nous car je suis certaine que vous serez aussi enthousiastes que moi à la découverte de ce roman touchant.

« Nous écoutons le sifflement du vent sur la glace, les appels des oiseaux marins. Je savoure le silence profond sous ces cris. On n’entend rien d’autre, aucun de ces bruits parasites qui peuplent les autres continents, aucun son humain. Keller se tait, moi aussi, comme si notre humanité avait disparu et que nous n’avions pas besoin de communiquer autrement que par la respiration et le toucher. Mon cœur quitte son hiver constant. Il se dégèle enfin. »

J’ai particulièrement apprécié l’ambiance qui se dégage de ce récit. En l’espace d’à peine 300 pages, je fus en Antarctique et mon cœur s’est affolé, émoustillé et attristé. J’aime beaucoup passer par plusieurs émotions quand je lis un roman, et ici ce fut largement le cas. Je ne saurai que vous recommander cette fabuleuse oeuvre qui, mine de rien, vous sensibilisera et vous marquera. L’Antarctique n’étant pas souvent traité en littérature, cela apporte une touche d’originalité et une ambiance glacée de saison.

« – Il y a deux sortes de visiteurs ici. Ceux qui ont écumé toute la Terre et ne savent plus où aller, et ceux qui n’ont plus d’endroit où se cacher.
– C’est mon septième continent, je suppose que je fais partie des premiers. Et vous ?
– Mon troisième. Je vous laisse conclure.
– Vous allez partir un jour ? Je veux dire, vous cesserez de venir ?
– Non, c’est mon dernier continent. »

En bref… Un véritable plaisir de lecture, des personnages attachants, une écriture fluide, des émotions sincères, un lieu fabuleusement décrit… Un roman que l’on dévore et qui laisse sa trace dans notre esprit et notre cœur.

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Photo © Thierry Suzan

Je remercie sincèrement Babelio pour cette Masse Critique Privilégiée et les Éditions Stock qui m’ont permis de découvrir ce roman inattendu et émouvant.

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Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog lifestyle, où l'on parle de tout donc, mais avec sincérité.

1 réflexion sur « Lecture : « Mon dernier continent » de Midge Raymond »

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