Lecture : « Nous deux et moi » de Christine Cerrada

Thérèse a vécu une longue et merveilleuse histoire d’amour avec son mari, Thomas. Ils ont eu deux fils dont l’un, Daniel, a des difficultés de couple. Thérèse va tenter de lui transmettre ses propres valeurs conjugales et sa conviction que l’amour absolu existe. Mais la transmission va s’avérer pleine d’embûches, renvoyant Thérèse à ses contradictions et à sa propre histoire. Dans l’amour de sa famille et à travers des rencontres pour le moins inattendues, elle trouvera la grâce de la sérénité, pour elle et pour les siens.
Roman sincère et profond, Nous deux et moi raconte l’amour fou, si facile à vivre et si difficile à transmettre, à travers un récit émouvant et fantasque qui célèbre le couple et l’Espérance.

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Nous deux et moi – Christine Cerrada

Éditeur : Fauves (3 octobre 2016)

Pages : 250

Ma note : 3,5/5

Mon avis :

Quand on m’a proposé de lire ce roman, j’ai tout de suite été attirée par la quatrième de couverture. La perte d’un être cher résonne en moi comme elle résonne en beaucoup d’entre nous. Alors, à l’évocation de ce chemin de vie, je me suis dit que, peut-être, j’allais y découvrir des pistes pour vivre avec une telle perte, que j’allais ressentir une forte compassion pour son personnage. Oui, je misais beaucoup sur cette lecture, peut-être trop ? 

La lecture est assez fluide mais toutefois je trouve que le roman mériterait d’être un poil plus court, certains passages amènent des longueurs et des répétitions, et ils cassent un peu le rythme. Même si le récit est une ode lancinante à l’amour, j’aurai parfois voulu quelques chapitres un peu plus vifs.

« Il me semble que l’amour empêche la vie d’être absurde, mais sans lui, tout le redevient. »

Malgré tout, d’autres passages sont magnifiques, réalistes et émouvants. Lire l’évolution de cette femme endeuillée, d’abord triste et perdue, puis de plus en plus (ré)ouverte sur le monde, a été une belle expérience littéraire. J’ai particulièrement aimé le chapitre décrivant sa rencontre avec de jeunes SDF, et la relation qu’elle tisse avec eux. C’est bourré d’altruisme et cela fait du bien.

« Comment concilier le sentiment que j’ai d’avoir été parfaitement heureuse avec toi, la certitude que j’étais une femme très épanouie, avec la constatation objective que je suis la ruine de moi-même depuis que tu n’es plus là ? »

En règle générale, je trouve que le roman gagne en intérêt au fil des pages et c’est dans le dernier quart qu’il se révèle attrayant, pour ma part. Les petits événements emprunts d’humanité donnent de l’attachement à la lecture. Nos jolis sens de l’amour, de la famille et de l’espérance s’ouvrent pleinement et j’ai pu sentir les larmes monter, la gorge se serrer de bonheur, et le nez piquer d’émotion.

« Pour moi il n’y a pas d’autre chemin que celui où je t’aperçois à mes côtés, parfois masqué par une frondaison, parfois prenant mon bras pour m’aider à franchir un fossé en forme d’abîme… pas d’autre vie tant nos vies s’aimaient. »

La rencontre de Thérèse et du prêtre du village est tel le pivot qui ouvre la voie de la renaissance, et elle est décrite de belle façon. Cela nous rappelle que souvent, une seule rencontre peut bouleverser toute notre vie.

« Je t’aime parce qu’il n’y a ni Temps ni espace dans l’amour, parce qu’il n’y a que l’unité, indestructible. »

C’est donc un joli roman sur l’amour et sur la reconstruction que j’ai pu découvrir, et je remercie chaudement Claire, l’auteure et les Éditions Fauves pour cela.

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Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog à forte tendance littéraire. Mais pas que !

3 réflexions sur « Lecture : « Nous deux et moi » de Christine Cerrada »

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