Lecture : « La vie qu’on m’a choisie » – Ellen Marie Wiseman

État de New York, 1931. Depuis sa naissance, il y a neuf ans, jamais Lilly n’a vu la lumière du jour. Ce grenier de Blackwood Manor, l’élevage de chevaux, là-bas par la lucarne : voilà tout ce qu’elle connaît du monde. Bientôt, pourtant, elle en partira. Vendue par sa mère à des forains, c’est une nouvelle cage qui l’attend…
Long Island, 1956. Julia elle aussi a fui la prison du Manoir. Elle en hérite aujourd’hui, avec ses mystères, ses tragédies et ses indicibles secrets…

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La vie qu’on m’a choisie – Ellen Marie Wiseman

Éditeur : Pocket (3 mars 2022)

Pages : 518

Ma note : 4,5/5

Mon avis :

Je frôle le coup de cœur pour ce roman incroyable qui m’a marquée, viscéralement, qui m’a tenue en haleine, qui m’a horrifiée souvent, qui m’a réchauffée le cœur parfois.

Ce n’est pas un bonbon que l’on déguste. C’est une histoire qui heurte mais pour laquelle on ressent beaucoup d’empathie. Elle est détaillée, bien écrite, ce qui en fait une histoire très réaliste des années 30 à 50. Car en effet, le récit est une alternance de deux personnages féminins et de deux époques. Lilly pour les années 30, et Julia pour les années 50, mais avec un tronc commun qui est le Manoir Blackwood et ses secrets de famille.

Tout commence par Lilly, neuf ans, recluse dans le grenier de la maison familiale. La situation de l’enfant et le traitement infligé par sa mère nous horrifie. Comparée à un monstre, elle ne connaît le monde qu’à travers une petite lucarne. Alors qu’elle rêve de pouvoir aller au cirque installé au bout du terrain du Domaine, elle n’imagine pas que lorsqu’elle y mettra enfin les pieds, sa vie changera à jamais. Vendue par sa mère à l’insu de son père, elle connaîtra un monde qui ne l’épargnera pas non plus. Nous plongeons entièrement dans les coulisses de cet univers qui n’a de merveilleux que les apparences. Pourtant, quelques années plus tard, Lilly y trouvera un temps de bonheur. Mais notre cœur réchauffé de lecteur subira encore quelques secousses. En effet, l’auteure ne tourne pas autour du pot. Elle prend le temps de détailler la vie de cette enfant née au mauvais endroit et au mauvais moment mais rien n’est superflu. Je n’ai ressenti aucune longueur mais en revanche une immense empathie, de la tristesse, de l’espoir aussi. Elle retranscrit incroyablement bien l’univers du cirque mais aussi les mentalités de l’époque concernant les Hommes mais aussi les animaux. Ces derniers ont d’ailleurs une part belle dans le roman, ils sont omniprésents, dans la joie mais aussi le malheur.

Parallèlement, nous découvrons Julia, jeune femme ayant grandi à Blackwood Manor mais l’ayant fui lui et ses règles strictes. Alors, quand elle en hérite à la mort de ses parents, elle replonge dans cette atmosphère sombre et mystérieuse. Aux côtés du gardien de l’élevage équin et du vétérinaire, elle ne tardera pas à sonder l’âme du Domaine qu’elle a quitté brusquement alors qu’elle n’était pas encore une adulte. Entre malaise et secrets que l’on tait, son retour ne la laissera pas indemne. Envahie par une multitude de questionnements sur son passé et sa famille, elle ne se doute pas de ce qu’elle va découvrir.

La partie concernant Julia est un peu moins captivante mais néanmoins essentielle et Ellen Marie Wiseman nous amène forcément à avoir furieusement envie de comprendre ce qui la lie à Lilly. Mais je peux vous affirmer que même si vous découvrez les grandes lignes en cours de route, ce récit vous apportera toujours de grandes émotions à la lecture, un attachement aux héroïnes (surtout à Lilly pour ma part) et un intérêt grandissant au fil des chapitres. J’ai eu du mal à le lâcher et même si ces histoires portent en elles beaucoup de malheur, la façon dont elles sont décrites m’a tenue en haleine jusqu’au dénouement. Les épisodes heureux ont, quant à eux, permis de rebooster mon cœur et à me faire vivre des montagnes russes, ce qui est très intéressant en littérature.

Vous l’aurez compris, je vous recommande mille fois ce roman émouvant, historique, surprenant et effroyable, tout à la fois ! Il ne pourra pas vous laisser indifférent(e), j’en suis certaine. J’ai particulièrement apprécié le lire le soir, à la lueur des lumières tamisées, ce qui accentue davantage l’ambiance mystérieuse et sombre du récit.

Un grand MERCI à Emmanuelle des éditions Pocket !

 

Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog à forte tendance littéraire. Mais pas que !

4 réflexions sur « Lecture : « La vie qu’on m’a choisie » – Ellen Marie Wiseman »

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