Rentrée littéraire Janvier 2018 : Mes repérages #1

Nous voici déjà à l’aube de la parution des premiers romans de cette rentrée littéraire 2018. Encore une fois, j’ai repéré une belle liste que j’aimerai partager avec vous. Voici donc la première partie d’entre eux. N’hésitez pas à me donner vos envies en commentaire en bas d’article et à m’indiquer lesquels de ces romans vous interpellent.

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Lumière noire de Lisa Gardner
Albin Michel – 3/01/18 – 503 pg

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. 

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

***

Les Loyautés de Delphine de Vigan
JC Lattès – 3/01/2018 – 208 pg

« J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas. »

Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo  : serait-il en danger dans sa famille  ?
Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.

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Un autre Brooklyn de Jacqueline Woodson
Stock – 3/01/2018 – 176 pg

« La première fois que j’ai vu Sylvia, Angela et Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus bras dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu’à ce qu’elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s’y étaient prises pour… devenir. »

August, Sylvia, Angela et Gigi sont quatre adolescentes, quatre amies inséparables qui arpentent les rues du Brooklyn des années 1970, se rêvant un présent différent et un futur hors du commun. 
Mais un autre Brooklyn, où le danger rôde à chaque coin de rue, menace les espoirs et les promesses de ces jeunes filles aux dernières heures de l’enfance.

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Le Pouvoir de Naomi Alderman
Calmann-Lévy – 3/01/2018 – 400 pg

ET SI LES FEMMES PRENAIENT ENFIN LE
POUVOIR DANS LE MONDE ENTIER ?

Aux quatre coins du monde, les femmes
découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ».

Du bout des doigts, elles peuvent infliger
une douleur fulgurante – et même la mort.

Soudain, les hommes comprennent  
qu’ils deviennent le « sexe faible ».

Mais jusqu’où iront les femmes
pour imposer ce nouvel ordre ?

***

Fantazmë de Niko Tackian
Calmann-Lévy – 3/01/2018 – 300 pg

COMMENT ÊTRE UN BON FLIC
QUAND LES VICTIMES SONT AUSSI
DES BOURREAUX ?

Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris,
un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan
pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera
en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux
a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais,
battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court
dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable,
un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.
Avec cette enquête troublante,
Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre
où s’affronteront inévitablement son devoir de policier
et ses sentiments d’être humain.

Souvenez-vous, j’avais aimé Toxique.

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Cirque mort de Gilles Sebhan
Le Rouergue – 3/01/2018 – 160 pg

Est-ce que Théo est avec toi ? Pour le lieutenant Dapper, le malheur a commencé avec ces mots-là, ce jeudi noir où sa femme l’a appelé parce que leur fils n’était pas rentré à la maison, après la classe. Il enquêtait alors sur la disparition de deux garçons. Peu de temps avant, un événement avait horrifié les habitants de la petite ville : tous les animaux d’un cirque installé pour Noël avaient été décimés à la hache.
Depuis que Théo n’est pas rentré, depuis tout un hiver, Dapper, dessaisi de l’enquête, ne parvient pas à se résigner. Parce qu’un enfant disparu n’est jamais un enfant mort. Alors, puisqu’il n’a rien d’autre, il décide de suivre la piste que lui offre une lettre anonyme. Elle mène au centre hospitalier où sont accueillis de jeunes psychotiques. Dans ce lieu étrange, un adolescent, Ilyas, prétend avoir été l’ami de Théo. Dapper reprend espoir, puis comprend qu’il ne savait pas tout de son fils. Et comment en parler à sa femme, dire : J’ai rencontré un garçon qui a des visions et j’ai foi en lui ?

Dans ce roman singulier et oppressant, Gilles Sebhan nous emporte sur les pas d’un homme dont peu à peu l’enveloppe se déchire. Dapper est prêt à tout pour retrouver son enfant, y compris à ne plus incarner la raison et la loi comme il a accepté de le faire quinze ans durant.

***

Un funambule d’Alexandre Seurat
Le Rouergue – 3/01/2018 – 96 pg

Un jeune homme est réfugié dans la maison de vacances de ses parents, en bord de mer. Cela ne « va » pas, tout l’engloutit, la pensée de sa mère, sa relation avortée à la seule femme qu’il ait aimée, sa non-existence sociale. C’est un être effondré, un funambule qui marche au-dessus du vide. Alors qu’il retrouve les siens pour la fête des mères, il apprend qu’il doit se rendre avec son père à un rendez-vous médical dont il ne sait rien.

Après La maladroite et L’administrateur provisoire, Alexandre Seurat poursuit son exploration des failles familiales. Il plonge le lecteur dans un monde sans repères, dont on ne sait si l’absence de limites tient à la folie du personnage ou à la violence du monde extérieur.

Souvenez-vous, j’avais aimé La Maladroite.

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Défaillances de B.A. Paris
Hugo Thriller – 4/01/2018 – 400 pg

Tout a commencé cette nuit-là, dans la forêt. Cassandra ne s’est pas arrêtée pour proposer son aide à la conductrice de la voiture immobilisée sur le bord de la chaussée, en plein orage.

Lorsqu’elle apprend le lendemain que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité. Et les coups de fil anonymes qu’elle reçoit désormais chez elle ravivent son angoisse. Elle en est persuadée : quelqu’un l’a vue, ce soir-là. Quelqu’un qui continue de l’observer. Quelqu’un qui pourrait bien être l’assassin.

Pourtant ni son mari, ni sa meilleure amie ne prennent ses craintes au sérieux. Et alors que Cass elle-même commence à douter face à ses trous de mémoire de plus en plus fréquents, ses angoisses se transforment en terreur.

***

Du tout au tout d’Arnaud Le Guilcher
Robert Laffont – 4/01/2018 – 320 pg

« La jeune femme chantait pour elle-même un air saturé d’émotions. Il y avait du Billie Holiday dans cette mélopée. Elle avait un grain dans la voix qui abrasait la rugosité des jours. Elle prenait pour elle le trop-plein, l’infect et l’insoutenable, et elle le transformait en chant. Elle prenait ça à sa charge comme pour en libérer l’auditeur. Sa douleur, c’était notre cadeau.
Alors, à genoux au milieu de la foule, j’ai fondu en larmes. Je savais que ce que je cherchais existait. Même si j’avais dû mourir, là à quatre pattes sur les pavés, je serais parti l’esprit tranquille. Je l’avais trouvée. »

Pierre Pierre est un ultrasensible qui pleure à gros bouillons face à la beauté. Un jour de balade, il rencontre le fantasque fondateur d’une sorte d’arche de Noé remplie d’artistes. Pierre y est embauché, à la recherche d’une voix qui le ferait fondre… Au moment où il se cogne à la perle rare, sa boîte est rachetée par une multinationale. Très vite, les cadences s’accélèrent et à mesure que les conditions de travail se dégradent, l’arche devient galère…
Burn-out en cascade, management absurde et invasion de la vie privée…

Arnaud Le Guilcher livre une satire hilarante du monde du travail ainsi qu’un plaidoyer follement poétique en faveur de la liberté de création.

J’aime beaucoup cet auteur ! J’ai déjà dévoré En moins bien, Pas mieux, Pile entre deux, Ric-Rac (et Capitaine Frites attend dans ma bibliothèque).

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La Horde de Sibylle Grimbert
Anne Carrière – 5/01/2018 – 200 pg

Ganaël rêvait depuis des siècles de posséder un être humain quand il a rencontré Laure, 10 ans, une petite fille vive, drôle, si douce. Maintenant il est en elle, et il raconte son irrésistible prise de pouvoir sur Laure. Bientôt, il pourra lui apprendre la cruauté, la voracité, l’absence totale de pitié qu’il est venu répandre dans le monde. Mais les humains sont un peuple étonnant : rien ne se passera comme prévu – ce sera pire.

***

À bientôt pour la suite !

Auteur : ducalmelucette

Du calme Lucette est un blog lifestyle à forte tendance littéraire.

14 réflexions sur « Rentrée littéraire Janvier 2018 : Mes repérages #1 »

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